Créabulles, Expositions, Dédicaces, Rencontres.

Chroniques

Quelques-unes des BD qui nous ont le plus marqués.
N’y voyez aucun a priori, aucune prise de tête, aucune volonté de gonfler nos egos mais tout simplement l’envie de vous faire partager nos impressions de lecture. 

  • M.O.R.I.A.R.T.Y. 2

    Moriarty 2Tome 2:  Empire mécanique 2/2
    Scénario : Jean-Pierre Pécau et Fred Duval
    Dessin : Stevan Subic
    Couleurs :  Scarlett Smulkowski
    Dépot légal : juin 2019
    Editeur : 
    Delcourt 1
    Collection: Neopolis
    ISBN : 978-2-7560-9925-5
    Nombre de pages : 62

    Rien ne va plus à Londres, en cette année 1899, depuis que la formule du sérum transformant le Dr Jekyll en Mr Hyde a été dérobée. En effet, une multitude de Hyde dévastent Londres et l’armée a dû intervenir. Ces "Hyde Men" ont même réussi à pénétrer dans le palais de sa majesté, la poussant à fuir. Le piège machiavélique concocté par le terrible Moriarty, le pire ennemi de toujours de Sherlock Holmes, semble se refermer inexorablement. Il ne reste plus que Mycroft, le frère de Sherlock, et Winston Churchill pour tenter de limiter les dégâts. Mais Sherlock a disparu. Avant que tout espoir ne soit perdu, il leur faut absolument le retrouver au plus vite pour organiser la riposte.

    Moriarty 2 plancheMon avis: Fred Duval et Jean-Pierre Pécau sont plutôt prolifiques ces temps-ci (tomes 36 et 37 de la série "Jour J" et "Nevada" dont la chronique est ici). Hasard des plannings ou pas, la qualité n’en souffre pas. Et il le fallait car la concurrence est assez redoutable sur le segment Sherlock Holmes. Prolongeant l'univers du plus célèbre détective, les auteurs développent une intrigue bien ficelée, largement influencée par le genre steampunk, sans avoir peur d'y inclure d'autres mythes comme Winston Churchill ou le Dr Jekyll/Mr Hyde. On peut dire que la sauce prend très bien avec une avalanche d'événements qui se succèdent à bon train pour nous maintenir en haleine jusqu’à un dénouement plus que surprenant.

    Au dessin, on retrouve Stevan Subic dans un style plutôt réaliste. Son trait est fin et nerveux avec un encrage assez appuyé. L’ensemble est inégal, peut-être en raison de ce trait nerveux, passant du très bon à des formes parfois exagérées. C'est voulu je suppose, mais cela pourrait déconcerter certains lecteurs. A noter plusieurs scènes d'action remarquables voire même époustouflantes. La mise en couleurs très réussie de Scarlett Smulkowski fait ressortir les personnages, concentrant le regard à l'essentiel et offrant une ambiance adéquate à l'ensemble.

    Ces pages bourrées d'énergie font de ce diptyque nerveux un bon moment de lecture.

    SDJuan