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CRÉABULLES

Chroniques

Quelques-unes des BD qui nous ont le plus marqués.
N’y voyez aucun a priori, aucune prise de tête, aucune volonté de gonfler nos egos mais tout simplement l’envie de vous faire partager nos impressions de lecture. 

Nestor burma 15

NESTOR BURMA T14

Par Le 01/10/2026

Nestor burma 15Nestor burma 14 canal bdScénario : François RAVARD
Dessin : François RAVARD
Couleurs : Philippe DE LA FUENTE
D'après l'univers graphique de TARDI

Adapté du roman de Léo MALET
Dépot légal : septembre 2026
Editeur : Casterman
Format normal
EAN/ISBN : 978-2-203-28425-8
Nombre de pages : 85

En ce mois de septembre 1968, c’est un triste événement qui conduit le célèbre détective de Léo Malet loin de son quotidien parisien. Nous voici donc sur la petite île bretonne de Men-Bahr. Un décor maritime de carte postale qui pourrait l’inviter au repos, mais Nestor Burma, appelé auprès d’une ancienne connaissance, y débarque juste à temps pour découvrir qu’elle vient de mourir. Dès lors, les coïncidences vont s’accumuler, les silences devenir suspects et les habitants avoir chacun quelque chose à cacher.

Nestor burma page 5Mon avis : Après son travail d’illustrateur sur l’album Les Rats de Montsouris paru en 2020, François Ravard s’est chargé, en auteur complet cette fois, d’adapter le dernier roman de Léo Malet (publié en 1970). Dans le roman, Malet réussit à préserver ce qui fait le charme de Burma, son humour caustique, son goût des déductions et cette façon bien à lui de s’attirer des ennuis. Sans chercher à moderniser artificiellement le personnage de Nestor Burma, Ravard nous en propose une adaptation à la fois respectueuse de l’œuvre originale et personnelle. Son récit, qui se déroule de manière classique, laisse progressivement apparaître les ressorts d’une intrigue typique du roman noir mettant en scène un détective toujours aussi mordant dans un environnement très plaisant où vont s’entremêler disparitions, mensonges et anciens secrets.
Au dessin, Ravard là aussi affirme son originalité tout en restant fidèle au style Tardi. Ses décors bretons, lumineux et légèrement mélancoliques donnent à l’aventure une atmosphère différente des précédents épisodes. La mer, les maisons isolées et les routes de l’île offrent à Burma un univers aussi dépaysant qu’inquiétant.
Cet album, comme le précédent, a également sa version Canal BD avec une couverture alternative reprenant les codes jaunes et noirs de la série et un dossier graphique de 8 pages en fin d'album.

SDJuan

Hanri vaillant integrale

HENRI VAILLANT intégrale

Par Le 01/10/2026

Hanri vaillant integraleScénario : Marc BOURGNE
Dessin : Claudio STASSI
Couleurs : <N&B> Lavis, Lelorrain, Jérémy
Dépot légal : Octobre 2025
Editeur : Graton éditeur
Format : 295mm (H) / 222mm (L)
EAN/ISBN : 978-2-390-60096-1
Nombre de pages : 168

Avant les circuits internationaux et avant que le nom Vaillant ne devienne synonyme de compétition automobile, il y a Henri. Ado au caractère bien trempé, Henri quitte sa Bretagne natale pour tenter sa chance en Alsace, plus précisément à Molsheim chez le constructeur automobile Bugatti où il sera embauché comme mécanicien. Il va y rester neuf ans à travailler sur divers projets. Son passage chez Bugatti constitue une première étape déterminante. C’est là en effet qu’il va découvrir un monde mécanique qui va nourrir son ambition. Car Henri ne veut pas seulement travailler dans l'automobile. Il veut construire quelque chose qui lui appartienne. Son rêve de participation aux grandes compétitions va progressivement se mêler à celui de créer sa propre écurie de course qu’il appellera Vaillante. 

Henri vaillant Henri vaillant tl 2 Henri vaillant tl 3

Mon avis : Cette intégrale réunit les trois récits − Passion, Famille et Victoires − édités en coffrets collectors entre février 2023 et avril 2025. Le contenu constitue une vraie valeur ajoutée pour les lecteurs de Michel Vaillant car en transformant l’un des personnages secondaires de la saga en personnage principal il propose un véritable récit de fondation autour de la famille Vaillant. On connaissait déjà Henri comme le père de Michel et comme l'homme à l'origine de l’écurie Vaillante mais on découvre ici tout ce qu'il y a derrière cette image. Son parcours permet également de revisiter certains éléments fondamentaux de la mythologie Michel Vaillant sous un autre angle. Le récit fait notamment le lien avec les débuts de la saga originale en créant même une continuité intéressante avec l’album Le Grand Défi, premier des grands récits historiques de Michel Vaillant paru en janvier 1959. L'histoire personnelle et l'histoire automobile finissent par se confondre.Henri vaillant pl 5
Avec Henri Vaillant – Une vie de défis, Marc Bourgne et Claudio Stassi remontent le temps pour s'intéresser à l’ascension d’un personnage longtemps resté dans l'ombre de son fils, Henri Vaillant, le père de Michel. Couvrant la période des années 1930 à l'après-guerre (du départ d'Henri pour Bugatti à la fondation de sa propre écurie), le contexte historique joue un rôle important dans cette ascension. La montée du nazisme, la guerre puis l'après-guerre constituent autant d'obstacles auxquels Henri va devoir se confronter. Au scénario, Marc Bourgne suit fidèlement cette chronologie historique évoquant autant d’événements, de lieux ou dates réels qui apportent beaucoup de vraisemblance au récit. La dernière partie donne naturellement plus d’importance à la dimension sportive. Les premières grandes aventures de l'écurie Vaillante et les compétitions auxquelles Henri et ses proches prennent part donnent au récit une coloration plus proche de la série-mère. Les rallyes et les courses permettent ainsi de faire progressivement le lien avec le monde que les lecteurs de Michel Vaillant connaissent déjà. Henri vaillant planche juste encree
Graphiquement, Claudio Stassi apporte quelque chose de différent à l'univers de Michel Vaillant. La couleur d’abord car en travaillant en lavis et nuances de gris il donne aux souvenirs d'Henri une atmosphère volontairement rétro avec une véritable personnalité. Ensuite, son dessin réaliste donne aux planches une atmosphère quasi historique. Cela fonctionne très bien et la colorisation proposée en fin d’intégrale réussit à conserver une partie de cette ambiance rétro tout en créant le lien avec les albums Michel Vaillant. Stassi ne cherche pas simplement à s’en tenir aux codes graphiques de la série-mère. Il nous propose sa propre interprétation avec son propre style graphique, des personnages expressifs, des décors et des ambiances travaillés qui accentuent le réalisme du récit. Les scènes automobiles bien sûr bénéficient d'un soin tout particulier.
Pour les lecteurs connaisseurs de Michel Vaillant, ce récit vient compléter l’histoire de cette famille en présentant certains personnages et certains événements sous un jour nouveau. Pour ceux qui connaissent moins bien la saga, il peut se lire comme une chronique familiale et entrepreneuriale située dans une période particulièrement mouvementée de l'histoire européenne.

SDJuan
 

Sinnerman integrale

SINNERMAN

Par Le 21/08/2026

Sinnerman integraleScénario: Tom C. WINTER & FERN
Dessin: FERN
Couleurs: <N&B>
Dépot légal: 2026
Editeur: Fern.comics
Format normal
Nombre de pages: 180 + 18 illustrations
Tirage limité numéroté pour l'intégrale.
Tomes 1 & 2 chez TheNextArt Verlag
Tomes 3 & 4 chez 7éditions.

Je dois vous avouer que j’ai toujours eu un faible pour les westerns "crasseux" où les protagonistes ne sont jamais tout noir ou tout blanc. Je préfère mille fois un film de Clint Eastwood ou certains westerns dit spaghetti, avec Franco Nero par exemple, exception faite du Rio Bravo de John Wayne avec Dean Martin. Il en va de même pour les BD. Je fus en son temps un fan de Blueberry, l’antihéros par excellence, comme de Mac Coy de Gourmelen et Palacios. Je demeure un aficionado absolu de Jonathan Cartland de Blanc-Dumont et Harlé, et plus récemment de Undertaker de Meyer et Dorison. Chaque fois, des personnages un peu borderline comme je les aime.Sinnerman planches
Lorsque Fern, le dessinateur, m’a proposé d’acquérir l’intégrale de sa bande dessinée Sinnerman, j’avoue ne pas avoir hésité longtemps. Déjà, parce que j’avais pu en voir quelques cases publiées sur les réseaux, mais aussi parce que l’idée de découvrir un western teinté de mysticisme, qui plus est en noir et blanc, avait tout pour me plaire. Et puis, dès les premières pages, entendre à l’oreille la voix de Nina Simone chanter ce gospel afro-américain Oh, sinnerman, where you gonna run to? Sinnerman where you gonna run to? Where you gonna run to? All on that day We got to run to the rock… ça n’a pas de prix.
Sinnerman, c’est l’histoire d’un tueur, une brute sans foi ni loi, autrefois connu sous le nom de Johnny Gunn. Un chef de bande laissé pour mort par ses comparses lors de la mise à sac d’une maison. Excédés de ne rien avoir trouvé, les bandits tuent les propriétaires, incendient la maison dans laquelle se trouve une petite fille, et le leader, le dénommé Shane, abat Johnny de plusieurs balles dans le dos. Mais Penny, la petite disparue, n’en a pas fini avec lui. Elle le ramène à la vie pour l’envoyer traquer les assassins de ses parents. Le Sinnerman ne trouvera pas la paix et la rédemption avant d’avoir accompli cette tâche.
Sinnerman planche duelLe noir et blanc ne laisse la place à aucune erreur, mais surtout il magnifie les scènes de combat, les morts violentes, les paysages désertiques de l’Ouest américain. Fern s’y sent à l’aise et cela se ressent à travers les traits bruts. Il donne corps à la poussière, au sang, au bruit. Les traits monolithiques du Sinnerman ne seraient sans doute pas aussi réussis s’il y avait de la couleur. C’est pour cela que j’ai toujours préféré les Corto Maltese en noir et blanc. Tout au long des quatre tomes que constitue cette intégrale, le lecteur est happé par l’ambiance omniprésente, le côté vrai du western où rien ne paraît beau. Les auteurs respectent le mythe du cowboy mais pour mieux se le réapproprier. Et toujours, cette lancinante chanson des années 50 version Nina Simone en 1965, ou encore la version des Weavers de 1959, chanson sur le péché et la quête du pardon. Et du salaud ultime, les auteurs tirent un être beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît, pour lequel plus rien d’autre ne compte que d’obtenir le pardon d’une innocente fillette brûlée vive.
Une excellente découverte, une excellente BD, un très bon western comme on aimerait en lire plus souvent.
Mes remerciements aux deux auteurs pour cet excellent moment de dépaysement.

Richard Colombo

 

Batman prime 1

BATMAN PRIME 1

Par Le 21/08/2026

Batman prime 1Batman prime 1 tlScénario : Matt FRACTION
Dessin : Jorge JIMÉNEZ
Couleurs : Tomeu MOREY
Traduction : Jérôme WICKY
Dépot légal : Mai 2026
Editeur : Urban Comics
Collection : DC Prime
Format comics cartonné
EAN/ISBN : 979-10-26856-10-8
Nombre de pages : 144

Après avoir traversé des épreuves psychologiques et physiques extrêmes face à Bane, au Joker ou encore face à Failsafe, sa propre création, Bruce Wayne s’efforce de reconstruire son quotidien. Mais la ville de Gotham change de visage à une vitesse fulgurante. La criminalité globale semble reculer, le commissaire Gordon a été rétrogradé au rang de simple policier de terrain et une nouvelle autorité s'est installée. Le nouvel homme fort de la police n'est autre que l'immortel et machiavélique Vandal Savage. Ce dernier prend aussitôt un décret déclarant officiellement Batman et la Bat-Family hors-la-loi. Désormais traqué par des forces de l'ordre qu'il aidait autrefois, le Chevalier Noir doit opérer dans la clandestinité totale avec de nouveaux gadgets. Alors qu'il tente de gérer des crises locales, comme la traque de Killer Croc ou le sauvetage de Tim Drake, Bruce Wayne doit faire face à une menace tapie dans l'ombre : le Minotaure, un mystérieux criminel masqué bien décidé à s'emparer de Gotham.

Batman prime 1 pageAvec Batman Prime, Matt Fraction relève le défi de proposer une porte d'entrée idéale pour les nouveaux lecteurs tout en renouvelant l'intérêt des fidèles du personnage. Le scénariste opte pour une trame narrative originale : une succession d'enquêtes et d'intrigues qui rappellent le format épisodique des comics à l'ancienne, tout en tissant un fil rouge politique et criminel très actuel. Bruce Wayne y apparaît un peu plus humain et léger ce qui adoucit le ton parfois trop lourd et dépressif des précédents arcs. Un vent de fraîcheur souffle sur le Chevalier Noir. L'introduction de Vandal Savage en tant que chef de la police est une excellente idée scénaristique. Elle déplace le conflit. Batman ne se bat pas seulement contre des psychopathes en costume, mais contre un système légal corrompu par un génie de la stratégie. Entre la gestion des différents Robin, l'arrivée d'une nouvelle figure médicale (le docteur Zeller) et la menace du Minotaure, ce premier tome trouve un équilibre parfait entre action pure et thriller de rue.

Batman prime 1 plancheSi l'écriture de Fraction pose des bases solides, c'est l'extraordinaire travail d’illustration de Jorge Jiménez qui retient immédiatement l'attention. Le dessinateur espagnol, déjà très à l'aise sur l'univers de Gotham, livre ici des planches d'une modernité et d'un dynamisme exceptionnels. Non seulement son trait acéré sublime le nouveau costume de Batman mais il offre des perspectives urbaines saisissantes et découpe l'action avec une fluidité impressionnante. C’est une véritable claque visuelle.
Les couleurs de Tomeu Morey apportent une superbe luminosité qui tranche avec les ambiances poisseuses habituelles, renforçant cette impression d'une nouvelle ère esthétique.

Sans hésiter, on peut dire que Batman Prime est un "relaunch" réussi, rythmé et graphiquement exemplaire.

SDJuan

Dc ko 3

DC K.O. 1, 2 et 3

Par Le 15/08/2026

La trilogie DC K.O., orchestrée par Scott Snyder et Joshua Williamson chez Urban Comics, s'impose comme le plaisir coupable de l'année. Quand Darkseid menace de corrompre définitivement la Terre depuis le cœur d'Apokolips, la Justice League se résigne à l'impensable : participer à une gigantesque Battle Royale multiverselle. L'enjeu ? Éliminer ses propres alliés sans retenir ses coups pour désigner le "King Oméga", unique champion qui sera capable de défier le tyran.

Dc ko 1Tome 1
Scénario : Scott SNYDER, John LAYMAN, Joshua WILLIAMSON
Dessin : Javi FERNANDEZ, Pete WOODS, Eddy BARROWS, XERMÁNICO, Eber FERREIRA, Dan MORA
Couleurs : Alejandro SANCHEZ, Pete WOODS, Trîona FARRELL
Traduction : Yann GRAF
Dépot légal : avril 2026
Editeur : Urban Comics
Collection : DC Prime

Cycle : 1/3
Format comics
EAN/ISBN : 979-10-26855-94-1
Nombre de pages : 197
Contient les épisodes US : DC K.O. #1 à 2, Titans #28 à 29, Superman #31 à 32, DC K.O.: Knightfight #1 à 2.

Dc ko 1 plancheTome 1: Le coup d'envoi est donné avec un premier opus qui assume son statut de gigantesque défouloir. Les auteurs jettent les icônes DC dans une arène impitoyable sous les yeux d'un Doomsday réinventé en voyageur temporel omniscient. On frôle parfois l'indigestion face à la multiplication des sous-intrigues, mais le plaisir de voir Lobo atomiser Plastic Man ou le Joker défier Star Saphire l'emporte haut la main. La grosse surprise réside dans l'élimination précoce de Batman de la compétition principale, laissant place à la superbe mini-série dérivée Knightfight dessinée par Dan Mora. Le Chevalier Noir y explore des réalités alternatives brutales où ses propres Robins ont enfilé son costume. À ne pas rater au milieu du fracas.

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Dc ko 2Tome 2
Scénario : Scott SNYDER, John LAYMAN, Joshua WILLIAMSON, Mark WAID, Jérémy ADAMS, Christopher CANTWELL, Leah WILLIAMS, Joëlle JONES
Dessin : Javi FERNANDEZ, Pete WOODS, Eddy BARROWS, XERMÁNICO, Eber FERREIRA, Dan MORA, Giuseppe CAMUNCOLI, Sean IZAAKSE, John TIMMS, Hayden SHERMAN, Mirka ANDOLFO, Daniel BAYLISS, Jason HOWARD, Dustin NGUYEN, Vasco GIORGIEV, Cary NORD, 
Couleurs : Alejandro SANCHEZ, Pete WOODS, Trîona FARRELL, John KALISZ, Patricia MULVIHILL, Hi-Fi, Romulo FAZJARDI Jr., Daniel BAYLISS, Tamra BONVILLAIN, Matt HERMS, Rex LOKUS
Encrage : Mark MORALES
Traduction : Yann GRAF
Dépot légal : mai 2026
Editeur : Urban Comics
Collection : DC Prime
Cycle : 2/3
Format comics
EAN/ISBN : 979-10-26856-99-3
Nombre de pages : 288
Contenu vo : DC K.O.: Superman vs Captain Atom #1, Aquaman #12, DC K.O.: Wonder Woman vs Lobo #1, Titans #30, DC K.O.: Harley Quinn vs Zatanna, The Flash #28, Superman #33, DC K.O.: Joker vs Red Hood, DC K.O.: Knightfight #3, DC K.O. #3 En fin d'album, galerie des couvertures alternatives (10 pages)

Le deuxième volume enfonce le clou en s'affranchissant de toute subtilité politique ou cosmique. Les 32 champions qualifiés entrent dans le vif du sujet. C'est un pur festival façon jeu de combat. L'arène change de décors à chaque manche. On retiendra des duels d'une violence presque jouissive, notamment un mémorable affrontement entre Red Hood et le Joker, on l'attendait celui-là. Les récits annexes (tie-ins) de la série Titans apportent une vraie profondeur dramatique en montrant l'évacuation désespérée de la Terre. Le dessin de Javi Fernández, ultra-dynamique, maintient le lecteur KO mais debout pour finir l'album.

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Dc ko 3Tome 3
Scénario : Scott SNYDER, John LAYMAN, Joshua WILLIAMSON, Mark WAID, Jérémy ADAMS, Christopher CANTWELL, Leah WILLIAMS, Joëlle JONES
Dessin : Javi FERNANDEZ, Pete WOODS, Eddy BARROWS, XERMÁNICO, Eber FERREIRA, Dan MORA, Giuseppe CAMUNCOLI, Sean IZAAKSE, John TIMMS, Hayden SHERMAN, Mirka ANDOLFO, Daniel BAYLISS, Jason HOWARD, Dustin NGUYEN, Vasco GIORGIEV, Cary NORD, Travis MERCER, Pablo COLLAR, Kieran McKEOWN, Ronan CLIQUET, Wes CRAIG, Carmine DI GIANDOMENICO
Couleurs : Alejandro SANCHEZ, Pete WOODS, Trîona FARRELL, John KALISZ, Patricia MULVIHILL, Hi-Fi, Romulo FAZJARDI Jr., Daniel BAYLISS, Tamra BONVILLAIN, Matt HERMS, Rex LOKUS, Andrew DALHOUSE.
Encrage : Júlio FERREIRA, Eber FERREIRA.
Traduction : Yann GRAF
Dépot légal : Juin 2026
Editeur : Urban Comics
Collection : DC Prime
Cycle : 3/3
Format comics
EAN/ISBN : 979-10-26857-11-2
Nombre de pages : 264
Contenu vo : DC K.O. #4-5, Titans #31-32, Superman #34-35, DC K.O. : The Kids Are All Fight Special #1, DC K.O.: Knightfight #4, DC K.O. : Boss Battle #1 En fin d'album, galerie des couvertures alternatives (6 pages)

Dc ko 3 planche autreLe tome 3 en conclusion de la saga resserre l'étau. Il ne reste plus que 8 combattants sur le ring mondial. L'heure n'est plus à la stratégie, mais à la survie. Pour ce sprint final, les auteurs ouvrent les portes du Multivers en faisant intervenir des perturbateurs venus d'autres réalités pour peut-être pimenter les combats mais qui m'a tout de même fait penser que ce n'était pas aussi fermé que ça au final, le fait de n'avoir qu'un seul champion et qu'il fallait jusquà tuer ses propres amis. La force de ce dénouement est de réussir à dépasser la force brute pour revenir aux fondamentaux de DC : l'espoir, incarné par un Superman poussé dans ses ultimes retranchements. Une fin qui boucle la boucle avec générosité mais qui m'a tout de même laissé un goût de... "tout ça pour ça"?!

SDJuan

Billy the kid

Billy the Kid L'histoire est toujours écrite par les vainqueurs

Par Le 10/08/2026

Billy the kidScénario : Alexandre CHENET
Dessin : Loïc SÉCHERESSE
Couleurs : Loïc SÉCHERESSE
Dépot légal : août 2026
Editeur :
Casterman
Grand format
EAN/ISBN : 978-2-203-24375-0
Nombre de pages : 240

Dans l'Ouest américain de la seconde moitié du XIXᵉ siècle, le jeune Billy Bonney, futur Billy the Kid, tente de trouver sa place dans un monde où la loi est souvent dictée par les plus puissants. Sans famille, sans foyer, sans attaches, c'est auprès d'un riche propriétaire qu'il va apprendre les codes pour devenir un hors-la-loi respectant les règles. Entre conflits locaux, règlements de comptes et quête de liberté mais surtout après avoir été lâché par son employeur, il va finalement se retrouver entraîné dans une spirale de violence qui va peu à peu forger sa réputation.

Billy the kid pageMon avis : Billy the Kid fait partie de ces personnages dont la réputation dépasse largement la réalité historique. Alexandre Chenet et Loïc Sécheresse revisitent cette figure emblématique du Far West en privilégiant une approche qui s'intéresse autant à l'homme qu'à la légende. Ils prennent le temps d'installer son environnement et nous décrivent un Ouest américain marqué par la violence, les rivalités et les intérêts individuels. Au fil du récit, les auteurs explorent la naissance de cette figure mystérieuse devenue légendaire, en montrant comment les faits, les témoignages et les récits ont contribué à construire le mythe de Billy the Kid et cela tout en gardant un ton humoristique. Plutôt que de multiplier les scènes d'action, le scénario cherche à comprendre comment un jeune homme a pu devenir l'un des hors-la-loi les plus célèbres de l'histoire. Cette approche donne de la profondeur au personnage et évite de tomber dans une vision trop héroïque ou trop caricaturale. Les auteurs rappellent que la frontière entre les faits et les récits qui les entourent est souvent mince, laissant au lecteur le soin de se faire sa propre opinion sur le personnage. 

Billy the kid page 38Le dessin de Loïc Sécheresse accompagne parfaitement cette narration. Son trait expressif donne du caractère aux différents personnages, tandis que les décors aux couleurs très réussies restituent efficacement l'atmosphère des grands espaces de l'Ouest. Chaque petite vignette semble avoir été pensée comme une aquarelle. La mise en scène est claire et fluide, ce qui rend la lecture agréable du début à la fin, exploit à souligner vu la taille de l’album (240 pages).

Grâce à un bon équilibre entre un récit historique et humoristique et le western, l’album constitue une lecture recommandée tant aux amateurs de western qu’à ceux qui apprécient les récits historiques.

SDJuan

Comanche trail

COMANCHE TRAIL

Par Le 24/06/2026

Coup de coeurComanche trailScénario : Christian ROSSI
Dessin : Christian ROSSI
Couleurs : Christian ROSSI
Dépot légal : Mai 2026 
Editeur : Casterman
Grand format
ISBN : 9782203284135
Nombre de pages : 128

On retrouve le guerrier apache Woan, tout juste sorti d'une longue période de bannissement. Rongé par le doute, il est en route pour retrouver les siens. Sur sa piste, il croise le chemin d'une poignée d'Apaches Mescaleros en fuite avec parmi eux, Petal, une jeune femme qui a subi une terrible mutilation de la part de son propre époux, Quanah, le redoutable chef des Comanches. Cet affront fait peser une menace de mort sur le groupe. Embarqué malgré lui dans cette véritable longue marche de survie, Woan va mettre son courage au service de la justice des fuyards.
Comanche trail pageLoin des clichés du western à la cow-boys et aux duels au soleil, Comanche Trail de Christian Rossi est une immersion totale dans l'Ouest américain du XIXe siècle. Explorant les relations complexes et souvent méconnues entre tribus amérindiennes, cette aventure humaine et mystique brille par son authenticité et son souffle épique. un western immersif au coeur des peuples autochtones. Ce qui frappe à la lecture de Comanche Trail, c'est la volonté de l'auteur de placer les peuples natifs au centre de l'échiquier. Les "hommes blancs" n'y font que de très rares apparitions. L'ouvrage met en lumière les guerres et les tensions qui existaient entre les différentes nations amérindiennes, offrant une perspective culturelle fine sur le rapport au temps, aux éléments, aux religions, du shamanisme et au territoire de ces peuples.
Comanche trail page 2Le dessin de Christian Rossi est une claque visuelle. Alternant entre des gros plans très expressifs et des paysages majestueux (déserts, canyons, neiges), l'auteur déploie un trait réaliste et élégant. Les grands espaces semblent s'étirer ou se resserrer pour souligner le danger de cette impitoyable chasse à l'homme. Comanche Trail n'est pas qu'une simple suite ou un spin-off de Golden West. C'est une réflexion mélancolique sur l'honneur, la résilience et l'esprit de liberté. À ne pas rater, les pages de croquis et crayonnés en fin d'album. Les lecteurs à la recherche d'une œuvre contemplative, dotée d'une documentation historique solide, y trouveront une véritable pépite.
SDJuan