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DJINN 11

Djinn 11 une jeunesse eternelleTome 11: une jeunesse éternelle
Scénario: Jean Dufaux 
Dessinatrice: Ana Miralles
Coloriste: Ana Miralles 
Edition: Dargaud 
Dépot légal: Novembre 2012.

Eschnapur, Inde, 1924. La mère du Maharadjah, la Rani Gaya Bashodra, a choisi Jade la Djinn pour parfaire l'éducation de Tamila, future épouse du Maharadjah. Cette éducation se fera dans le Pavillon des plaisirs où la Djinn enseignera à Tamila comment utiliser ses atouts féminins pour séduire mais surtout dominer son mari. C'est là également que vont surgir les obstacles de taille à cette réussite, Arbacane la courtisane française et Sahib Benja, bien décidés à tout faire pour s'y opposer. Ce dernier ira même jusqu'à payer Darinn des deux portes, ainsi nommé car il ouvre la porte des douleurs et ferme celle de la vie, comme tueur à gages pour éliminer Jade. Tamila est la fille du colonel Radjah Sing, le dernier rempart armé contre les troupes anglaises. En effet, lui seul osera attaquer leur train.Pendant ce temps le Général Dyer fait ouvrir le feu sur les manifestants pacifistes menés par Gandhi lui-même, faisant des centaines de victimes innocentes. Alors qu'une malédiction plane sur la Rani, Jade est bien décidée à élucider ce mystère ainsi que ses liens avec la jeune et énigmatique Saru Rakti et le vieux et silencieux Archaka.

Djinn 11 plancheMon avis: Ce cycle situé en Inde, où l'on retrouve Jade (la Djinn), Nelson et Miranda, est très prenant. L'intrigue est bien menée (davantage que dans les deux cycles précédents) mêlant convoitises, trahisons et manipulations ainsi que jeux de soumissions et rivalités au sein du pavillon des plaisirs où chaque femme cherche à dominer les autres allant même jusqu'à vouloir éliminer Jade alors qu'elles semblent oublier qu'elles sont face à une Djinn. Ce troisième cycle scénarisé par Jean Dufaux (Murena, Rapaces, Croisades, Complainte des landes perdues, etc.) convient parfaitement aux illustrations d'Ana Mirallès (A la recherche de la Licorne, Eva Medusa, Mano en Mano, Muraqqa', Waluk, etc.) dont le dessin est d'une précision minutieuse. Les costumes et les décors d'intérieur s'y prêtent à merveille. En ces terres d'Orient où les couleurs sont omniprésentes surtout chez les femmes, Ana Mirallès a su les mettre encore plus en valeur dans ses dessins grâce à la parfaite maîtrise qu'elle a de leur utilisation, à la fois raffinée et harmonieuse. Le résultat est fascinant et de toute beauté. Je ne boude pas mon plaisir d'avoir lu ces deux derniers tomes d'une traite. 
J.S.D.

 

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