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Le nom de la rose

LE NOM DE LA ROSE

Le nom de la roseLivre premier
Scénario : Milo MANARA
Dessin : Milo MANARA
Couleurs : Simona MANARA
Adaption d'Umberto ECO
Dépot légal : septembre 2023
Editeur :
Editions glenat logo
Grand format
EAN/ISBN : 978-2-344-04975-4
Nombre de pages : 60

Très belle adaptation par Manara de ce roman très connu depuis le film de Jean-Jacques Annaud.
Le dessinateur a voulu aussi montrer au travers de ce qui ne semble être qu’une enquête toute la symbolique du roman d’Umberto Ecco.Le nom de la rose plancheLes trois premières pages présentent les recherches de l’écrivain qui l’amèneront à l’élaboration de son œuvre.
Vient une grande case dans le style gravure puis des dessins didactiques qui situent l’époque avant d’entrer réellement dans la BD.
La plupart des planches ont des teintes pâles comme effacées par le temps.
Nous commençons avec des gris et des bruns.
Guillaume et Adso (l’enquêteur et son assistant), à dos de mulets, sont écrasés par la masse gigantesque qui soutient le monastère, tout aussi impressionnant.
C’est le moine cellérier tout dodu qui sera le premier présenté.
Il y en aura d’autres tout aussi inquiétants et impressionnants dans leurs traits, leur allure et leur physique.
Vue magnifique du domaine sous la neige et protégé par une muraille.Le nom de la rose p12

Manara tant pour les personnages et les décors a soigné son travail. On perçoit tout le plaisir qu’il a eu à réaliser tous ces dessins.
Un peu de couleurs dans le cloître.
Ce travail sur la couleur est vraiment lié aux ambiances et aux lieux visités.
L’homme est souvent tout petit devant de grands espaces, de grands bâtiments. L’absence des couleurs gaies est un véritable langage signifiant une vie monotone, de privations et de recueillement, écrasée par la grandeur des espaces.
L’infiniment grand règne dans le monastère.
Le diable aussi.
La perversion, la tentation…Le nom de la rose p13Et Manara parvient à installer un climat trouble et inquiétant.
Le lecteur accompagne vraiment les personnages et souvent, est tout aussi impressionné en tournant les pages.
Si l’enquête sur les meurtres est le fil conducteur, il se perd dans les phylactères énonçant des paroles ambiguës ou amenant les héros dans des endroits plus interpellants les uns que les autres.
Mais tout aussi passionnants pour le lecteur qui tout à sa réflexion oublie le fil.
Il admire, contemple, tressaille, s’interroge…
Manara utilise d’autres procédés de dessin pour les chromos historiques et les enluminures qui elles sont bien colorées.
Il a employé également l’outil numérique pour certains effets lumineux.
Le fantastique semble aussi présent au travers des couloirs sombres et des escaliers menant vers l’inconnu ou des passages secrets aboutissant à la bibliothèque labyrinthique.
Mais ce monastère si froid, si sombre et peuplé par des êtres voués à Dieu mais marqués par une vie solitaire et rituelle cache aussi d’innommables secrets qui semblent vouloir montrer leurs faces diaboliques au grand jour.
Guillaume de Baskerville et Adso bravent les interdits pour essayer de comprendre ce qui se cache dans les écrits des moines copistes et les amène à ces actes cruels.
Ce premier tome se referme sur une apparition dont la nudité divine (sic) subjugue Adso tellement sa beauté est éblouissante.

M.Destrée

 

BD auteurs.

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