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ISABELLAE 6

Isabellae 6Des papillons dans la bruine.
Scénario: Raule
Dessin: Gabor
Couleurs: Gabor 
Editeur:
Logo le lombard
Dépot légal: Septembre 2017
Nombre de pages: 48

À peine ont-ils vaincu les fomoires – à la fois demi-dieux et monstres redoutables – sur la colline sacrée de Tara que les alliés d’un jour voient tomber du ciel des anges armés qui ne leur laissent guère de choix : se convertir au christianisme ou mourir. Mais le roi des Celtes ne peut se résoudre à s'incliner et s’agenouiller devant quiconque, surtout après la bataille contre les fomoires. Et quand l’alliance vole en éclats, ils redeviennent tous des ennemis prêts à s’affronter. Les Celtes se retrouvent de nouveau seuls face à leurs adversaires. C’est Isabellae et la magie qui vont les sauver. En effet, celle qui avait donné son sang et sa vie pour la liberté des Celtes en défendant la terre d’Ériu contre les fomoires vient d’être ressuscitée par les dieux de la lumière, ainsi que sa sœur Siuko et leur père. Ensemble, grâce à leur courage et un peu à la magie, ils comptent bien remettre un peu d'ordre et recouvrer leur liberté. Mais vont-ils y parvenir car les anges et leurs ennemis de toujours sont présents en très grand nombre ?

Isabellae 6 plancheMon avis: Avec cet album, voici la bataille finale du second et dernier cycle de la série Isabellae. La résurrection d'Isabellae n’est pas la seule surprise qui attend les lecteurs. Je ne peux en dire davantage au risque de trop en dévoiler. L'épée d'Isabellae va la conduire bien au-delà de nos espérances. Raule a habilement ménagé le suspense mais l'attente en valait la peine. Guerre médiévale, magie, religions, trahisons, sacrifices et autres métamorphoses sont au rendez-vous de ce sixième (oui, déjà sixième) tome.

Isabellae 6 planche suiteGabor nous plonge dans cette épopée grâce à un dessin centré sur l'action. Cette bataille finale a été l’occasion pour lui de donner libre cours à un découpage audacieux mêlant bandes, pleines pages, petites et grandes cases. Beaucoup de scènes de batailles et une action omniprésente, avec peu de décors puisque tout ou presque se passe la nuit. N’y voyez pas une critique de ma part car les personnages sont bien présents là où il faut pour embellir les illustrations. D’ailleurs, une fois le calme revenu, on retrouve de beaux décors. L’énergie se ressent dans les illustrations jusqu'à la dernière case pour un final de toute beauté. Cette série entamée en 2013 dans le Japon médiéval, ensuite poursuivie en terre celtique d’Irlande est bel et bien terminée. En attendant une éventuelle nouveauté avec Gabor au dessin, les amateurs de Raule pourront le retrouver au scénario du tome 6 de Jazz Maynard, une autre série également recommandée.

SDJ

 

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