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LEGIO PATRIA NOSTRA

Legio patria nostra 1Tome 1 : Le Tambour
Scénario : Jean-André YERLÈS
Dessin : Marc-Antoine BOIDIN
Couleurs : Marc-Antoine BOIDIN
Dépot légal : Octobre 2019
Editeur : 
Editions glenat logo
ISBN : 978-2-344-03013-4
Nombre de pages : 64

Les jeunes Dino et Casimir font les 400 coups ensemble dans les rues de Lyon en 1856. Casimir fuit un foyer familial ni accueillant, ni douillet, ni protecteur mais plutôt chaotique. Son beau-père frappe sa mère, contrainte de se prostituer pour ramener de l'argent à la maison. Dino, lui, n'a qu'une envie, faire un casse qui lui donnera les moyens de quitter la ville pour vivre une vie meilleure. Ensemble, ils arrivent à s'en sortir en commettant divers larcins sur la voie publique. Un soir, en rentrant, Casimir surprend son beau-père en train de tabasser sa mère. Son sang ne fait qu'un tour, il le tue. Mais sa mère s’emporte violemment contre lui en le menaçant de le dénoncer et en appelant à l'aide. Casimir n'a d’autre choix que de fuir. Il rejoint son ami Dino et ensemble ils décident de partir une fois pour toutes. A Marseille, ils survivent tant bien que mal jusqu’à ce que l’un de leurs casses les amènent à croiser la route du Maure qui propose de les engager dans sa bande de petits malfrats. La situation va déraper lorsque se sentant piégés par le Maure, ils décident de le voler pour s’enfuir. Seul Casimir va réussir à s’échapper. Ayant réussi à rejoindre Perpignan, il rencontre un ancien soldat qui lui propose de s'enrôler dans la Légion étrangère.  Legio patria nostra planche 1Mon avis: Histoire et fiction se mêlent habilement pour ce récit mettant en scène le soldat Casimir Laï, rescapé de la bataille de Camerone (Camarón de Tejeda) au Mexique le 30 avril 1863. Jean-André Yerlès nous propose une histoire à mi-chemin entre "Sans famille" d’Hector Malot et la "Cour des miracles" qui commence sur un rythme soutenu avant de nous surprendre totalement lorsqu’elle dévie vers une tout autre aventure où le héros, orphelin des rues, rejoint la Légion pour rester en vie. Un récit d’aventure réaliste sur fond de drame social, d’amitié fragilisée qui accroche tout de suite. Bien construit et surprenant par ses rebondissements et une fin de premier album plutôt inattendue. Legio patria nostra plancheLes dessins de Marc-Antoine Boidin (Kérioth chez Vents d’Ouest, mais aussi Les Contes de Brocéliande chez Soleil, Chéri-Bibi chez Delcourt, La Guerre des Sambre chez Glénat) sont toujours aussi précis et soignés. Globalement dynamiques et bénéficiant d’un bon découpage, ils nous régalent d’une grande variété de décors et paysages et de costumes d’époque. Des personnages très expressifs et parfaitement reconnaissables, dont plusieurs aux gueules bien typées. Une mise en couleur toute en sobriété et contrastes. Premier tome réussi d’une série à suivre.

Note: galerie de personnages en bonus en fin d'album ainsi que la jacquette spécial 50 ans d'édition Glénat réservés pour la première édition. 

SDJuan

 

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