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THE LONG AND WINDING ROAD

Long and winding roadScénario : Christopher.
Dessin : Ruben Pellejero.
Couleurs : Ruben Pellejero.
Editeur: Kennes.
Dépot légal: Octobre 2016.

 

Histoire:

Ulysse n'a jamais eu beaucoup d’estime pour son père. Il a le souvenir d’un homme banal, sans aucune originalité, et de prises de bec et engueulades à répétition. Venir à ses funérailles lui a même été pénible. En guise d’héritage, il n’a reçu qu’une camionnette d'un autre temps et une feuille de route, route que son père avait empruntée il y a bien des années pour aller en Angleterre avec un groupe d’amis assister au festival de l’île de Wight, là où il voudrait que ses cendres soient dispersées. Un jour, Ulysse rencontre de nouveau par hasard les trois amis de son père qu’il avait aperçus aux obsèques. Ils vont lui raconter la grande aventure rock qu’ils ont partagée en 1970 car en réalité ils étaient tous des musiciens sur le point de créer un groupe. Ulysse va apprendre énormément de choses sur son père, notamment découvrir qu’il a vécu de nombreuses aventures passionnantes et passionnées et que son grand amour impossible de l’époque a eu jusqu’à nos jours des répercussions qu’Ulysse n’aurait jamais pu soupçonner.

Long and winding road planche

Mon avis:

Belle aventure d'un fils ignorant presque tout de son père qu’il découvre rocker et aventurier, alors qu'il le croyait éteint et menant une vie terne et monotone, un peu à l’image de son propre couple. Ce voyage vers l'Angleterre va prendre l’allure d’un voyage dans le temps mais aussi d’un voyage intérieur qui va changer la vie d’Ulysse. Non seulement en découvrant que son père était un être beaucoup plus digne d’estime qu'il n'y paraissait mais aussi en se découvrant lui-même. Ulysse du coup retrouve goût à la vie et à la passion.

Long and winding road planche 2

Une introspection bien pensée et bien menée par le scénariste Christopher qui a trouvé en Rubén Pellejero le dessinateur idéal pour la mettre en image de façon plaisante et efficace, parfois plus intimiste, parfois plus dure et triste, parfois poétique ou de manière psychédélique. Une nouvelle fois, du grand Pellejero pour illustrer ce roman graphique imposant avec beaucoup de finesse et de savoir-faire dans un style reconnaissable entre tous. Impressionnant aussi par le fait qu'il utilise si peu de couleurs souvent même en bichromie, sa marque de fabrique. Quel talent ! Ajoutons au passage qu’il vient de reprendre – et il fallait oser le faire – les aventures de Corto Maltese avec Juan Díaz Canales au scénario. Tout un programme d’une qualité impeccable et implacable !

 

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