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Le RÈGNE

Le regneLa saison des démons.

Scénario : Sylvain Runberg.
Dessin: Olivier Boiscommun.
Couleurs : Olivier Boiscommun.
Edition : Le Lombard.
Dépot légal : Janvier 2017.

Histoire:

Dans un monde apocalyptique en proie aux pires catastrophes climatiques, où non seulement les animaux sont devenus anthropomorphes au terme d’une évolution fulgurante mais où les humains désormais disparus sont considérés comme des divinités, la saison des démons est synonyme de migration des peuples vers un sanctuaire devenu mythique appelé "Shrine". Seules les castes des riches peuvent s’y rendre car pour accéder au sanctuaire, il faut apporter des offrandes aux Moines-Guerriers Cathardis, des épices mais surtout des esclaves. C'est là que nos trois mercenaires – Isaac, Octavia et Pantacrius – vont être amenés à aider et sauver d'un massacre inévitable la famille du seigneur Jason, du clan des Arbatach, en train de se faire attaquer sur le chemin du sanctuaire. Mais le danger s’étend au-delà du dernier pont à traverses où des pillards de différentes races qui se sont unis sous la direction d’un certain Sertor en s’octroyant un droit de passage équivalant à 50% des offrandes vont tout faire pour les racketter. Nos trois mercenaires vont-ils réussir à mener la famille du seigneur Jason à bon port ?

Le regne plancheMon avis : Sur fond de violence et de tragédie omniprésentes, Sylvain Runberg développe assez longuement dans ce premier tome la présentation des personnages et la description de cet univers dans lequel les castes, les riches, les pauvres, les mercenaires, les moines, les pillards en tous genres ne font pas bon ménage même s’ils poursuivent tous le même objectif: atteindre le sanctuaire de Shrine. On ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec les situations périlleuses que vivent actuellement les milliers de migrants affluant vers l’Europe.

Le regne planche 5Les dessins anthropomorphiques d'Olivier Boiscommun sont de toute beauté. Son talent s’exprime surtout dans l’expression des têtes et des visages: la joie, le doute, la haine ou la rage, tout est réussi. Sa mise en couleurs caractéristique renforce encore la qualité de son trait qui s’exprime aussi dans le choix des paysages et des scènes d'action où les pillards menés par Sertor sont particulièrement impressionnants. En fin d’album, Runberg et Boiscommin nous donnent un avant-goût des nouveaux personnages à venir dans le prochain épisode dans lequel on espère obtenir quelques explications sur la disparition des humains, l’endroit où ils auraient pu se réfugier, l’origine et le regroupement des mercenaires et sur les fondements de ce sanctuaire. On attend donc avec impatience la suite.

Le regne bandeSDJ

 

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