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ARTHUS TRIVIUM 3

Arthus trivium 4CoeurTome 3, cycle 2: La jeune captive
Scénario : Raule
Dessin : Juan Luis Landa
Couleurs : Juan Luis Landa
Dépot légal : Octobre 2017
Editeur : Dargaud
Nombre de planches :46

Ayant ressenti le besoin de mieux connaître ses origines, Arthus interroge Nostradamus au sujet de sa grand-mère qui a été brûlée vive sur un bûcher afin de savoir si elle était réellement une sorcière. Nostradamus lui parle alors de sa rencontre avec sa mère, Auria Larrondoa, à Burgui en Navarre. Elle était atteinte non pas de la fièvre noire comme tout le monde le pensait mais de la maladie du feu de Saint-Antoine. Aux portes de la mort, quasiment à l’agonie, elle avait demandé à Nostradamus – à l’époque Michel de Notre-Dame – de prendre soin de son fils Arthus. Elle avait même raconté leur histoire à cet homme qui lui était pourtant inconnu sans toutefois lui dire qui était le père d’Arthus. La conversation entre Arthus et Nostradamus est soudain interrompue par César, le fils aîné de Nostradamus, qui tient une lettre évoquant une pluie de sang à Cucuron. Angélique et Angulus étant à Paris pour résoudre la disparition d'une gamine nommée Gabrielle, Nostradamus confie César à Arthus pour cette mission à Cucuron qui semble sans risque afin qu’il apprenne son travail sur le terrain. En réalité, ces deux missions qui semblaient anodines au départ vont s’avérer bien plus complexes à mesure que les enquêtes progressent, en révélant le rôle joué par Antoine Caron soupçonné d’être le principal suspect dans l’affaire de la disparition de la gamine. 

Arthus trivium 3 planche

Mon avis: Dans ce nouvel opus, les personnages s’étoffent et l’on en apprend un peu plus sur le passé de chacun, à commencer par Arthus et Nostradamus. Raule passe d'une enquête à l'autre, d'une révélation à l'autre avec brio, donnant de la profondeur aux personnages et, du coup, nous donnant l'envie d'en savoir encore davantage. L’intrigue est rondement menée, sur des dialogues que l’on sent travaillés jusqu’au moindre détail, sans oublier cette alternance entre réel et fantastique gérée avec beaucoup de savoir-faire. Côté dessin, que dire sinon que tout est superbe, tant les personnages, leurs costumes, leurs postures que les décors qui sont grandioses et somptueux. 
Juan Luis Landa nous régale vraiment. On apprécie plusieurs doubles pages à couper le souffle et un traitement spécifique des scènes fantastiques qui assure une facilité de compréhension. On retrouve la même qualité pour les couleurs qui donnent un aspect presque mystique à certaines scènes et plus généralement une belle profondeur aux images en faisant ressortir les personnages avec habileté. Ce deuxième cycle de qualité vient confirmer le talent des auteurs et promet d'être à la hauteur de nos attentes.

SDJ

 

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