Bloodshot 1. A feu et à sang
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Bloodshot
Par
asbl-creabulles
Le 07/02/2014
Scénariste: Swierczynski, Duane
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Daredevil "End of Days" 1 et 2.
Daredevil - End of days 1 et 2/2Scénario: David Mack, BM BendisDessin: Maleev, Sienkiewicz ... -
Matteo Tome 3 par Gibrat.
Mattéo, Troisième époque (août 1936)Scénario, dessin et couleurs: ...
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Le 24/03/2026
Tome 3 - Midi entre quatre planches
Scénario : Bastien VIVÈS
Dessin : Bastien VIVÈS
Couleurs : Brigitte FINKDAKLY
Dépot légal : avril 2026
Editeur : ![]()
Format normal
EAN/ISBN : 978-2-203-29047-1
Nombre de pages : 48
Paris, gare du Nord. Quentin a bien failli rater le train à destination de Bruxelles. Il tient à accompagner Sophie qui doit prendre la parole lors d’une conférence sur le thème du surréalisme. À leur arrivée, ils découvrent une ville déconcertante. Ce qu’ils prennent pour du brouillard est en fait de la poussière de plâtre due aux travaux en cours un peu partout dans la ville. Quant au tramway ou au métro qu’ils pensaient prendre pour rejoindre leur hôtel situé à Ixelles, ils sont eux aussi à l’arrêt pour cause de travaux. Finalement, ils décident d’y aller à pied. Sur leur route, Quentin découvre la librairie d’occasion Pêle-mêle. Il propose à Sophie d’y jeter un coup d’œil mais les ennuis vont vite commencer. En réalité c’est la ville entière qui semble être tombée dans une violence sans nom. C'est véritablement le Far West avec son lot d’insécurité et d’anarchie. Il y a même un shérif !
Mon avis : Bruxelles est sens dessus dessous, le pays sans gouvernement depuis 10 ans. Il ne semble plus y avoir de classe moyenne et la violence est omniprésente. Vision de désolation de la prétendue capitale de l’Europe, ruines poussiéreuses généralisées, hôtel Ibis transformé en saloon sordide, friches urbaines devenues autant de champs de bataille, banques braquées… Par rapport aux deux premiers tomes le ton est donné, ça part dans tous les sens et le rythme est plus que soutenu de bout en bout. Sophie et Quentin vont devoir faire face à une situation totalement confuse et chaotique. Leur voyage tourne au cauchemar et ils vont rapidement se découvrir as de la gâchette, surtout Sophie. Un album, on peut le dire, surréaliste.
Avec cette série, Bastien Vivès est revenu à un format de BD d'aventure classique s'éloignant du style roman graphique qu'il a longtemps pratiqué. Il nous régale d’un dessin nerveux qui transmet bien l'image et l'ambiance qu'il a choisi de donner à Bruxelles. C’est une fiction mais elle semble bien rattraper la réalité de la ville de Bruxelles de 2026 telle que perçue par nombre de ses habitants !
Le 15/03/2026
Scénario : Victor COUTARDDessin : Walter GUISSARD
Couleurs : Walter GUISSARD
Dépot légal : mars 2026
Editeur :
Format normal
EAN/ISBN : 978-2-203-29334-2
Nombre de pages :120
Mon avis: Premier album BD de deux jeunes auteurs, Victor Coutard au scénario et le bruxellois Walter Guissard au dessin, ce récit d'aventure mêle humour et féminisme tout en se réappropriant certains codes du western. L’action et les rebondissements vont bon train car Cécile n'est pas une "demoiselle en détresse". C'est plutôt une héroïne déterminée, un peu ingénue mais surtout prête à en découdre pour faire respecter ses idéaux. La virée américaine devient vite une réflexion sur le droit et la place de la femme à l'époque et donne à Cécile l’occasion d’affirmer ses nombreux talents d’oratrice, de juriste et, dans le contexte américain, de tireuse plutôt habile.
Au dessin, Walter Guissard nous propose un trait dynamique s’inspirant aussi bien du style franco-belge que de ceux du manga et du comics. Il en résulte une narration visuelle hyper dynamique privilégiant le mouvement et l'énergie, c'est le moins que l'on puisse dire.
Le 30/01/2026

Scénario : Pierre DUBOIS
Dessin : Alain HENRIET
Couleurs : USAGI
Dépot légal : Novembre 2025
Editeur : ![]()
Collection : Signé
Grand format
ISBN : 9782808211918
Nombre de pages : 146
Ce jour-là Clark aurait pu mourir s'il n'avait été sauvé par une jeune fille qui le ramène inconscient à "Ladies Valley", une communauté réservée aux femmes installée dans un vieux fort au fond d’une vallée isolée. Elles ne sont pas toutes enthousiastes, d'autres méfiantes, d'accueillir cet inconnu dont elles ignorent le passé. Et en effet, Clark a fait partie d'un gang de braqueurs, celui-là même qui l'a laissé pour mort. Au sein des Bushwackers, Clark a commis beaucoup de méfaits puis il a décidé de quitter cet univers de violence. Ses anciens comparses ayant continué leurs malversations, il aura en vain tenté de les pourchasser. À présent, il doit se ressourcer et reprendre des forces auprès de ces femmes que la vie n’a pas épargnées et qui ont choisi de s’isoler du monde et de sa violence, et surtout des hommes. Mais le destin a d'autres plans pour Clark, et son passé va vite le rattraper.
Mon avis : Vous allez me dire encore un western ! Oui mais La Vallée des Oubliées fait partie de ces westerns qui n’invitent pas seulement à la lecture mais à l’immersion. Dès les premières planches, on est plongé dans des décors typiques de vallées, de rivières, de prairies et de montagnes avec troupeaux de big horn bulls, les cow-boys et les indiens, sans oublier le saloon avec ses joueurs de cartes et ses belles entraineuses pulpeuses. Mais ne vous y trompez pas. En fait, l’histoire va accompagner des personnages tous en quête d’objectifs existentiels : souvenirs perdus, vérité, rédemption, sens à donner à sa vie.
Fred Dubois nous fait vivre chaque page comme une intrigue à résoudre et Alain Henriet impose un style visuel lent mais puissant, mêlant réalisme et délire onirique.
Ses dessins transportent le lecteur dans une vallée mystérieuse, presque hors du temps. Les décors soignés et détaillés rappellent les grands classiques de la BD du genre tout en y ajoutant une touche de poésie sombre via ces délires provoqués par des hallucinations intenses ou des images surgissant du passé.
L'album réserve quelques moments de répit et de beauté au milieu d’un ensemble plutôt violent où l’action est incessante. Le suspense est maintenu tout au long de l'album et on reste avec cette impression de questionnement sur le genre humain, sur la nature de la mémoire et de l’oubli mais aussi sur la place et le rôle que peut avoir la femme, pourtant décrite ici comme forte et audacieuse, dans un monde sans pitié.
Les couleurs d’Usagi renforcent cette impression de monde à la fois familier et étrange où chaque case, chaque ombre semble cacher un secret.
Très belle complicité entre ces auteurs de talent.
Disponible aussi en version N&B qui permet de mieux apprécier encore le trait réussi d'Alain Henriet.
SDJuan
Le 21/01/2026
Au service de la couronne
Scénario : RAULE
Dessin : MUÑOZ
Couleurs : Santiago ARCAS
Dépot légal : Janvier 2026
Editeur : Robinson
Grand Format
EAN/ISBN : 9782017265511
Nombre de pages : 56
Paris, 1575. Promise à un mariage arrangé avec un vieux baron pour sauver sa famille de la ruine, Victoria de Ayala ne peut se résigner au triste destin qui l’attend d’autant qu’elle aime un autre homme. Un soir, elle part rejoindre son jeune amant au cœur de Paris près des Halles mais sur place les deux amoureux sont agressés par des malfrats. Tandis que son bienaimé s’enfuit de peur, Victoria est rapidement dépouillée de son argent et alors que ses agresseurs s’apprêtent à la violer, un carrosse surgit d’où bondit une femme qui en quelques secondes retourne la situation, n’hésitant pas à tuer les voyous pour sauver Victoria. Il s’agit de Madame Louise de la Béraudière, membre de l’Escadron volant, une mystérieuse escouade d’espionnes au service de la reine puis régente Catherine de Médicis. Vivement impressionnée, Victoria veut à présent devenir comme sa sauveuse, forte, libre et indépendante. Devant sa force de caractère, Louise accepte de la recruter comme espionne sous couvert d’un poste de femme de chambre au palais. Mais l’enlèvement du fils de Catherine de Medicis, le prince François duc d’Alançon, sera l’occasion d’une mission pour l'escadron et leur nouvelle recrue alors même que Victoria n’a pas vraiment encore eu le temps de se former à ses nouvelles tâches.
Mon avis : Raule nous plonge dans les coulisses du royaume de France au 16e siècle. S’appuyant sur les tensions politiques et religieuses entre la France, l'Espagne et l'Angleterre, il nous propose un récit mêlant aventure historique basée sur des faits réels et espionnage.
L’album met en avant des missions où le charme (et souvent davantage) et la ruse sont privilégiés pour faire face aux luttes de pouvoir de l'époque tout en n’hésitant pas à avoir recours à la force en cas de besoin. Un cocktail de complots, trahisons, drames familiaux où évoluent des femmes déterminées ayant prêté allégeance à la reine. Parmi ces univers d'action au féminin, on connaissait les Charlie's Angels, voici venir l'Escadron de la Reine !
Certains auraient peut-être aimé que les auteurs reluquent un peu plus sous les jupons ou détaillent comment la reine poussaient ses filles à utiliser l’art de la séduction auprès des hommes les plus influents, mais Raul et Muñoz ont préféré se focaliser sur l'action et la bagarre plutôt que sur le sexe. Et de l’action, il y en a. La couverture donne déjà bien le ton.
Le dessin de Muñoz est tout à fait à la hauteur de l'aventure, soigné et détaillé et manifestement bien documenté comme en témoignent ses paysages et décors somptueux tant ceux du grand monde que les ruelles plus que douteuses, menaçantes et insalubres du Paris de l'époque.
Les couleurs de Santiago Arcas donnent encore plus de volume et de clarté aux traits de Muñoz.
Une très belle reconstitution des ambiances de l'époque au service d’un récit enlevé et captivant.
SDJuan
Le 24/11/2025
Tome 2 . Pour adultes, avec réservesScénario : Teresa VALERO
Dessin : Teresa VALERO
Couleurs : Teresa VALERO
Dépot légal : septembre 2025
Editeur : Dupuis
Collection : Aire Noire
Grand format
EAN/ISBN : 979-10-34763-95-5
Nombre de pages : 176
Mon avis: Avec ce deuxième tome de Contrapaso intitulé Pour adultes, avec réserve, Teresa Valero poursuit avec brio sa fresque journalistico-policière dans l’Espagne franquiste, mêlant enquête, critique sociale et surtout mémoire historique. Le titre est explicite, la vérité dérange surtout quand elle bouscule les fondements d’une société entièrement sous contrôle.
Riche, fin et expressif, le dessin de Teresa Valero sert admirablement ce climat d’étouffement. Sa gestion de la lumière et des ombres, des intérieurs oppressants et des visages tendus, tout contribue à donner au récit une tension presque palpable. Le style est très cinématographique comme pour souligner l’évocation même du cinéma espagnol tout au long du récit. Les couleurs douces contrastent avec la dureté des thèmes abordés pour souligner le décalage entre les apparences et la réalité.
Un dossier en fin d'album à lire pour encore plus s'imprégner de l'époque.
