Bloodshot 1. A feu et à sang
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Bloodshot
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asbl-creabulles
Le 07/02/2014
Scénariste: Swierczynski, Duane
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Daredevil "End of Days" 1 et 2.
Daredevil - End of days 1 et 2/2Scénario: David Mack, BM BendisDessin: Maleev, Sienkiewicz ... -
Matteo Tome 3 par Gibrat.
Mattéo, Troisième époque (août 1936)Scénario, dessin et couleurs: ...
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Le 21/06/2026
Scénario : Yves H.
Dessin : HERMANN
Couleurs : HERMANN
Couverture : HERMANN et François CERMINARO
Dépot légal : avril 2026
Editeur : 
Grand format
ISBN : 9782808218597
Nombre de pages : 62
À Cartagena, au Mexique, la jeunesse des quartiers pauvres est prise au piège: la drogue ou la misère. À 18 ans, Alvaro refuse de baisser les bras mais ne voit aucune issue. Avec son ami Nacho, ils basculent et rejoignent le redoutable cartel d’"El Cocho" Arriega. Pour prouver leur loyauté, les deux adolescents reçoivent l'ordre d'exécuter des prisonniers de sang-froid. Alvaro hésite, tremble mais en proie à une peur panique finit par obéir. Cela provoque aussitôt un déclic chez lui. Dans un sursaut de survie, il retourne son arme et abat l’un des chefs du gang local qui n’est autre que le neveu d’Arriega. Devenus des hommes à abattre, Alvaro et Nacho s'enfuient vers la frontière américaine. C’est là qu’ils vont croiser, Félix Garzon, un flic quadragénaire fatigué qui les regarde courir…
Mon avis : Sorti quelques semaines après la mort d'Hermann, ce roman graphique résonne comme un testament. C'est une œuvre noire à l’image du regard que le dessinateur portait de plus en plus sur notre monde. Le coup de maître de cet ultime album est bien de parler de la misère absolue et du crime sans jamais porter de jugement ni tomber dans le voyeurisme. Cartagena ne donne pas de leçons. Le livre montre simplement, avec un regard froid, l’importance du poids du destin et d'un univers qui manipule ou étouffe ses enfants.
Malgré la maladie, Hermann livre ici des planches d'une énergie folle. Sa mise en couleur directe, plus lumineuse que dans ses derniers albums, nous plonge dans la poussière et la sueur comme lui seul savait les transmettre. On y retrouve ses fameux visages fatigués aux mâchoires carrées portant en eux toute la détresse ou la noirceur du monde. Le scénario d'Yves H. est d'une fluidité exemplaire. On est emporté dans une aventure mêlant road trip étouffant, récit existentiel et course contre la montre où chaque case souligne l'urgence de survivre.
Le 24/05/2026
Scénario : Luc JACAMON
Dessin : Luc JACAMON
Couleurs : Luc JACAMON
Adapté de : Giuliano DA EMPOLI
Dépot légal : avril 2026
Editeur : Casterman
Format normal
EAN/ISBN : 978-2-203-29662-6
Nombre de pages : 144
Vadim Alexeievitch Baranov ne ressemble ni à son grand-père, un aristocrate au franc-parler amateur de chasse dans les forêts de Sibérie, ni à son père qui pour fuir les ennuis a vite rejoint le mouvement des Pionniers communistes et le Komsomol. Lui, c'est le théâtre qui l’attire. Il veut en faire son métier mais Ksenia, l'amour de sa vie, va lui faire comprendre qu'il ne fait pas partie de cette nouvelle vague de jeunes hommes richissimes et qu'il est temps pour elle de passer à autre chose. À une époque où la télévision est devenue omniprésente, Vadim va décider d’utiliser son expérience théâtrale pour devenir producteur de télé-réalité. Le succès est vite au rendez-vous. Un jour, son ami Boris Berezovski, considéré comme le vrai patron de la Russie, le contacte pour lui faire une proposition qui va littéralement transformer sa vie mais pas seulement. Son projet : l’aider à former un nouveau parti politique afin d’accompagner un certain Vladimir Poutine à se présenter aux prochaines élections. Vadim fait forte impression auprès de Poutine qui à l’époque travaille dans les services secrets. Il s’efforce de le motiver pour devenir le nouveau Tsar, mais Poutine n’est pas enclin à se laisser guider aussi facilement car il sait se mettre en scène naturellement. Il promet au peuple de rétablir la loi et l’ordre à l’intérieur du pays et de lui redonner sa grandeur et sa puissance à l’extérieur. Malgré tout, il a compris que Vadim pouvait être l’homme de l'ombre qu’il lui fallait. C’est ainsi que Vadím deviendra le Mage du Kremlin.
Mon avis : En adaptant le roman de Giuliano da Empoli, Luc Jacamon nous plonge dans les coulisses de l'arrivée au pouvoir d'un ex-officier du FSB accompagné par "le mage du Kremlin" qui était censé le préparer et le façonner. En réalité, Poutine va se charger seul de son ascension puis de son accession au pouvoir. Nommé Premier ministre par Boris Eltsine en août 1999 puis, lorsque ce dernier démissionne, Président par intérim en décembre, Poutine devient populaire grâce à son action vigoureuse contre les indépendantistes tchétchènes. Il remporte les élections de mars 2000 à la présidence de la Russie et depuis n’a cessé de maintenir son emprise sur le pouvoir. Manœuvres et machinations pour éliminer des concurrents, manipulations de toutes sortes tout va contribuer à installer un dictateur assoiffé de pouvoir, de puissance et nostalgique de la grandeur et de la splendeur révolues tant de la période impériale que de l’époque soviétique de l’URSS.
Le style de Jacamon colle parfaitement à cet univers des coulisses du pouvoir. Il nous l'avait déjà parfaitement prouvé avec sa série-phare Le Tueur. Mais si son dessin impressionne dès sa couverture ou les premières pages avec ces magnifiques planches de chasse à l'ours, le reste de l’album confirme son immense talent qu’il s’agisse d’événements tragiques, attentats ou scènes de guerre, mais aussi du quotidien des coulisses du pouvoir politique ou de l’univers mondain et du luxe de l’élite fortunée et de la jet-set.
Un album impressionnant tant par son récit que par sa narration visuelle très convaincante à lire absolument.
SDJuan
Le 14/05/2026

Scénario : Jean DUFAUX
Dessin : Eduard TORRENTS
Couleurs : Bertrand DENOULET
Dépot légal : mai 2026
Editeur : ![]()
Grand format
ISBN : 9782413082408
Nombre de pages : 128
Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et de Pérée, a fait appel à Rome pour écarter la menace qui pèse sur la citadelle de Machaerous, sur la côte orientale de la mer Morte. Il faut dire que depuis qu'il a répudié son épouse Phasaelis, la fille d’Arétas IV, roi de Pétra et des Nabatéens, dans le but de se remarier avec Hérodias la mère de la belle Salomé, Arétas et les tribus de Galilée lui vouent une haine profonde. Et pour comble de malheur, une autre menace inquiète directement Hérode en la personne de Iaokanann, nom hébraïque de Jean-Baptiste, un prédicateur dont l’influence ne cesse de grandir et qui pourrait provoquer une révolte du peuple. Hérode le craint mais en même temps il le respecte. Il finira par le faire emprisonner sans toutefois oser le faire assassiner. En revanche, Hérodias, qui essuyait à chaque sortie des insultes à la limite de l'agression de la part du prédicateur insiste pour qu’il soit mis à mort dans les plus brefs délais. Mais c’est Salomé, la belle-fille d’Hérode, qui va sceller son destin. Salomé se sent attirée par Iaokanann alors qu’Hérode est prêt à tout pour la séduire. Lors de la fête organisée pour l'anniversaire d'Hérode, Salomé danse devant le roi qui, charmé, promet de lui offrir tout ce qu’elle désire…
Mon avis : Grâce au trio Dufaux Torrents Denoulet nous voici transportés dans la Galilée du Ier siècle, au temps de Jésus. Et lorsqu'on évoque Salomé, la première chose qui vient à l'esprit est cette danse lascive, sensuelle et érotique par laquelle la fille d'Hérodias a montré l’ampleur de son pouvoir manipulateur qu’elle partage avec sa mère. Il fallait oser s'attaquer au mythe de ce personnage tout droit sorti du Nouveau Testament. Les textes de Flavius Josèphe, le tableau du Caravage, les écrits d’Oscar Wilde, l'Opéra de Richard Strauss, les peintures de Gustave Flaubert, d’Henri Regnault et de Gustave Moreau entre autres sont bien connus pour l'avoir interprété, façonné ou réinventé à travers le temps. En 2026, la légende est revisitée par Jean Dufaux qui en a fait les sources principales de son scénario superbement illustré par Eduard Torrents. Ce nouveau péplum réunit tous les ingrédients d’une bonne histoire comme Jean Dufaux en a le secret. Il nous fait partager les tensions familiales, les rivalités et jalousies amoureuses, les jeux de pouvoir, les ambitions et fragilités des uns et des autres. Le récit ne cesse de nous surprendre et de nous tenir en haleine.
Eduard Torrents, dont les planches sont exposées à la Galerie Passerelle Louise à Bruxelles jusqu'au 30 mai (également en ligne sur le site de Creabulles.be), nous plonge dans cette histoire orientale de la plus belle des manières. Un dessin précis et détaillé, de superbes décors d'Orient, des personnages historiques hauts en couleur et particulièrement expressifs et cette légendaire danse superbement illustrée sur plusieurs pages à couper le souffle dont certaines en pleine page. La magnifique narration visuelle est un régal pour les yeux et accompagne parfaitement le récit épique et sombre de Jean Dufaux.
L’ensemble bénéficie de couleurs travaillées et poussées par Bertrand Denoulet qui mettent bien en lumière les décors et les costumes dont ceux d'Hérodias et de Salomé.
Un album à mettre entre toutes les mains.
SDJuan
Le 24/03/2026
Tome 3 - Midi entre quatre planches
Scénario : Bastien VIVÈS
Dessin : Bastien VIVÈS
Couleurs : Brigitte FINKDAKLY
Dépot légal : avril 2026
Editeur : ![]()
Format normal
EAN/ISBN : 978-2-203-29047-1
Nombre de pages : 48
Paris, gare du Nord. Quentin a bien failli rater le train à destination de Bruxelles. Il tient à accompagner Sophie qui doit prendre la parole lors d’une conférence sur le thème du surréalisme. À leur arrivée, ils découvrent une ville déconcertante. Ce qu’ils prennent pour du brouillard est en fait de la poussière de plâtre due aux travaux en cours un peu partout dans la ville. Quant au tramway ou au métro qu’ils pensaient prendre pour rejoindre leur hôtel situé à Ixelles, ils sont eux aussi à l’arrêt pour cause de travaux. Finalement, ils décident d’y aller à pied. Sur leur route, Quentin découvre la librairie d’occasion Pêle-mêle. Il propose à Sophie d’y jeter un coup d’œil mais les ennuis vont vite commencer. En réalité c’est la ville entière qui semble être tombée dans une violence sans nom. C'est véritablement le Far West avec son lot d’insécurité et d’anarchie. Il y a même un shérif !
Mon avis : Bruxelles est sens dessus dessous, le pays sans gouvernement depuis 10 ans. Il ne semble plus y avoir de classe moyenne et la violence est omniprésente. Vision de désolation de la prétendue capitale de l’Europe, ruines poussiéreuses généralisées, hôtel Ibis transformé en saloon sordide, friches urbaines devenues autant de champs de bataille, banques braquées… Par rapport aux deux premiers tomes le ton est donné, ça part dans tous les sens et le rythme est plus que soutenu de bout en bout. Sophie et Quentin vont devoir faire face à une situation totalement confuse et chaotique. Leur voyage tourne au cauchemar et ils vont rapidement se découvrir as de la gâchette, surtout Sophie. Un album, on peut le dire, surréaliste.
Avec cette série, Bastien Vivès est revenu à un format de BD d'aventure classique s'éloignant du style roman graphique qu'il a longtemps pratiqué. Il nous régale d’un dessin nerveux qui transmet bien l'image et l'ambiance qu'il a choisi de donner à Bruxelles. C’est une fiction mais elle semble bien rattraper la réalité de la ville de Bruxelles de 2026 telle que perçue par nombre de ses habitants !
Le 15/03/2026
Scénario : Victor COUTARDDessin : Walter GUISSARD
Couleurs : Walter GUISSARD
Dépot légal : mars 2026
Editeur :
Format normal
EAN/ISBN : 978-2-203-29334-2
Nombre de pages :120
Mon avis: Premier album BD de deux jeunes auteurs, Victor Coutard au scénario et le bruxellois Walter Guissard au dessin, ce récit d'aventure mêle humour et féminisme tout en se réappropriant certains codes du western. L’action et les rebondissements vont bon train car Cécile n'est pas une "demoiselle en détresse". C'est plutôt une héroïne déterminée, un peu ingénue mais surtout prête à en découdre pour faire respecter ses idéaux. La virée américaine devient vite une réflexion sur le droit et la place de la femme à l'époque et donne à Cécile l’occasion d’affirmer ses nombreux talents d’oratrice, de juriste et, dans le contexte américain, de tireuse plutôt habile.
Au dessin, Walter Guissard nous propose un trait dynamique s’inspirant aussi bien du style franco-belge que de ceux du manga et du comics. Il en résulte une narration visuelle hyper dynamique privilégiant le mouvement et l'énergie, c'est le moins que l'on puisse dire.
