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JENNY FINN

Jenny finn couvOne shot
Scénario : Mike MIGNOLA, Troy NIXEY
Dessin : Farel DALRYMPLE et Troy NIXEY
Couleurs : Dave STEWART
Dépot légal : Octobre 2019
Editeur : 
Delcourt
Collection: Contrebande
ISBN : 978-2-413-00903-0​
Nombre de pages : 94

L’époque victorienne regorge de mystères et la cité de Londres participe largement de cette tendance. Tandis que les pêcheurs se lamentent sur les difficultés de leur métier, un assassin rôde dans les docks choisissant ses victimes, le plus souvent des femmes, au hasard. Et comme si cela ne suffisait pas, une étrange maladie est apparue qui affecte les gens dont le corps se couvre de tentacules et de coquillages. Joe, qui travaille depuis un bout de temps déjà dans ces quartiers réputés dangereux, a remarqué une jeune fille qui se promène seule. Elle se nomme Jenny Finn. Lorsqu’il s’efforce de la prévenir du danger qu’elle court, elle lui répond qu’elle n’a pas peur et qu’il devrait la laisser tranquille car elle n’est pas du tout ce qu’il croit et il devrait se méfier. En effet, l’homme qui sera accusé (puis exécuté) d’être l’éventreur semble en savoir beaucoup sur cette jeune fille qui serait née en mer et propage une malédiction sans nom. Jenny finn page 5Mon avis: Cet album est la réédition en couleurs d’un album N&B paru en VF en 2009 chez Emmanuel Proust (compilant les comics US Jenny Finn #1-2 paru en VO en 1999 et Jenny Finn: Messiah en 2005). Tout commence lorsque Troy Nixey, admirateur du travail de Mignola, décide de lui envoyer quelques dessins en lui demandant de lui proposer un scénario à illustrer. A sa grande surprise Mignola répondra favorablement à sa demande en lui proposant cette histoire située dans le Londres victorien. Nixey a été associé au scénario de cette histoire dure, faite d’un habile mélange de fantastique et d’horreur, qui retient notre attention dès le début par ses multiples rebondissements inattendus comme seul un Mike Mignola pourrait en imaginer. Jenny finn page 6Et malgré des faits horribles, grâce à son savoir-faire en la matière, le scénario joue sur les ambiances et arrive même parfois à être drôle. Si dès 1999, Mignola a illustré les couvertures, les dessins ont été réalisés par Troy Nixey et Farel Dalrymple (pour le dernier épisode) dans un style qui convient parfaitement à l'univers de Mignola: une ambiance surnaturelle, plutôt sombre voire inquiétante, un large éventail de personnages particulièrement typés et expressifs qui sortent tous de l'ordinaire, certains étant même attendrissants malgré l'horreur des situations, et toute une série de monstruosités typiques d’un récit fantastique et d'épouvante. Jenny finn plancheMerci à Delcourt de nous proposer cet album en version couleurs et pas n'importe quelles couleurs puisqu’il s’agit de celles de l'habitué des histoires de Mignola: Dave Stewart, rien que ça (la version US ayant été republiée à partir de 2017).

SDJuan

 

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