LA RIBAMBELLE chez BLACK & WHITE
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TL . La Ribambelle en noir et blanc
Scénario : Jean ROBA, Maurice TILLIEUX, Yvan DELPORTE, VICQ et ZIDROU
Dessin : Jean ROBA
Couleurs : <Indéterminé>
Dépot légal : avril 2022
Editeur : Black & White
Collection : Noir pur
Format normal dans on coffret
ISBN : 978-2-383-63020-3
Nombre de pages :336
Autres infos : 8 histoires complètes en N&B. Un dossier inédit de 8 pages couleurs par Gilles Ratier. Chaque histoire bénéficie d’une introduction de Pierre Guillot. Un livret de 8 pages contenant la petite histoire courte “Opération Ciseaux” de Denis et Azara qui donna naissance à la Ribambelle. Couverture cartonnée dos rond. Tranchefile et signet. Imprimé sur beau papier ivoire Gardapat – 115g. Envoyé dans un emballage carton personnalisé.
TT . Les trésors de la Ribambelle
Scénario : Jean ROBA
Dessin : Jean ROBA
Couleurs : <N&B>
Dépot légal : avril 2022
Editeur : Black & White
Collection : Noir pur
Grand format dans son coffret
ISBN : 978-2-383-63021-0
Nombre de pages: 176
Poids : 5230 g
Autres infos : Limité à 300 exemplaires Un 1er album de 336 pages Grand format 29,5 × 37,5 cm, numéroté. Cette version est complétée d’un second livre de 176 pages, le tout inséré dans un coffret !
Les prestigieuses éditions Black & White continuent à proposer de magnifiques intégrales dans la collection Noir Pur.
Ici ce n’est pas moins que la mythique série La Ribambelle que Mr Raphaël Wacker nous offre sur un plateau.
Le premier volume du tirage de luxe présente les 9 aventures de nos charmants galopins en version noir et blanc de très grande qualité.
Le plaisir commence avec un dossier introductif de 7 pages écrit par Gilles Ratier. Et c’est suffisant pour comprendre comment Roba s’est mis à dessiner ces aventures.
Ensuite, le descriptif de l’ouvrage :
- 300 exemplaires.
- un livret bonus de 8 pages couleur avec la toute première histoire de La (première) Ribambelle de Jo-El Azara et Marcel Denis parue en 1957 dans Spirou.
Chaque aventure est présentée par un texte de Pierre Guillot mêlant anecdotes et éléments historiques.
1. 1962. La Ribambelle gagne du terrain ! (44 planches par Roba).
Première aventure où nous découvrons tous les personnages importants. Les six enfants constituant La Ribambelle, le majordome James, les trois gentils voyous de la bande des Caïmans et le richissime homme d’affaires craint de toute la ville, le bien nommé Monsieur Grofilou!
Les bambins accueillent deux nouveaux membres, les deux jumeaux japonais Atchi et Atcha. Les gags vont commencer et n’arrêteront plus avec les épreuves qu’ils doivent passer, et leur efficacité dans la lutte qui les oppose aux redoutables Caïmans qui convoitent leur terrain vague, endroit de leurs jeux non interdits.
Mais le terrain est à vendre et Arsène Grofilou a les 250 000 francs (+ de 6000 €).
Comment vont faire nos amis de La Ribambelle pour trouver cette somme ?
Roba est seul au dessin et les décors sont sommaires mais le langage des cases est précis et clair.
Le lecteur apprécie de suite tous ces enfants, sourit et rit même aux nombreux gags. Le vilain Grofilou est si expressif.
James n’est pas encore très présent mais cela ne saurait tarder.
Roba pour son premier long récit (avec l’aide de Vicq) est parvenu à faire rêver tous les enfants des années 60 avec cette équipe et ce terrain vague.
Pas de smartphone, de tablette, de jeux vidéos! Les enfants jouaient dehors ou lisaient des illustrés.
D’où le succès rapide de La Ribambelle.
2. 1962. La Ribambelle en Écosse (44 planches).
À l’époque, je lisais ces histoires dans les recueils Spirou et je me souviens avoir été déçu de ne pas retrouver le terrain et les Caïmans.
Maintenant, je reconnais la qualité de cette aventure sur la terre ancestrale d’Archibald où toute La Ribambelle ira à la recherche du chardon d’or, symbole des Mac Dingelling.
C’est l’occasion pour Roba de dessiner de truculents écossais. Ainsi que la lande écossaise et ses ruines.
L’espion Mac Carthy est irremplaçable dans cette histoire.
James prend de l’épaisseur.
J’ai pensé à l’ambiance d’un Astérix en la relisant.
3. 1963. La Ribambelle s’envole (60 planches! par Roba).
Difficile de ne pas penser à tous ces concours qui servaient de trame aux récits illustrés, de littérature ou au cinéma de l’époque.
Fantasio participera à un concours.
5 semaines en ballon.
Le tour du monde en 80 jours.
Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines.
Qui gagnera le concours qui consiste à construire un engin volant par la force musculaire ?
La Ribambelle ou les Caïmans ?
Quel plaisir, quelle joie de voir Phil, Grenadine, Archibald, Dizzy, Atchi et Atcha mettre tout en œuvre pour réaliser leur machine volante et mettre en échec la bande des Caïmans qui les espionne sans cesse.
Sans oublier l’incroyable James de plus en plus présent à chaque récit. Il est vraiment indispensable!
Quelle aventure amusante à lire. Le rythme est soutenu tout au long des 60 pages.
Roba atteint la maturité dans son trait bien épais et si vif dans les mouvements.
Les aplats de noir si nombreux rendent les planches très expressives.
Un des meilleurs récits !
4. 1964. La Ribambelle engage du monde (16 planches par Roba et Delporte.)
5. 1964. La Ribambelle au bassin (16 planches par Roba et Delporte).
Deux de mes aventures préférées que j’avais oubliées pourtant.
Le plaisir de retrouver les gentils et les vilains (pas si vilains mais plutôt gentiment bêtes) enfants sur le terrain vague.
En effet, les Caïmans veulent faire partie de La Ribambelle.
Pour cela, il faut passer les épreuves.
Et pour la deuxième histoire courte, les voilà au bassin avec un très beau bateau comme un certain Boule dans sa première apparition mais les Caïmans et un voleur qui s’est emparé d’une mystérieuse boîte feront changer de cap à nos marins qui ne retrouveront les eaux calmes qu’à la dernière page.
J’ai l’explication de mon oubli de ces deux histoires. Les ayant lues étant enfant et traînant toujours dans les champs ou les bois, elles m’ont moins marqué que maintenant où je les relis avec nostalgie pour cette époque bienheureuse.
6. 1966. La Ribambelle aux Galopingos (60 pages par Roba, Vicq et Will).
Rappelez-vous le concours.
Un seul gagnant ! Aïe!
Ce sera Archibald après un tirage au sort. Il veut offrir des bonbons à tous ses amis avant de partir.
Les voilà tous chez M. Berlingaud, leur confiseur préféré. Quand les enfants découvrent que c’est un explorateur en chambre, Archibald lui donnera son prix.
Pas de voyage aux Galopingos pour La Ribambelle…
Mais la radio annonce la disparition du globe-trotter qui aurait été croqué par un dragon.
Comment faire pour aller tous sur l’île ?
Ce sera possible grâce à James qui s’est fait engager comme journaliste par le journal qui remettait le prix.
Et nos charmants bambins découvriront que les plus dangereux habitants de l’Île ne sont pas ceux qu’on pourrait croire.
Pas de Caïmans ni de terrain vague mais l’histoire me plait quand même pour les gags et les méchants traditionnels de ce genre d’histoires qu’on trouvait dans les BD et les films de cette époque.
7. 1968. La Ribambelle enquête (30 planches par Roba, Jidehem et Tillieux).
Archibald a disparu !
Le lecteur sait où il est mais pas ses amis…
Tillieux au scénario, cela donne un récit plus musclé, plus mouvementé, plus noir, plus adulte.
Même le retour de Grofilou est inquiétant.
Pas de Caïmans.
C’est un antiquaire le nouveau méchant qui sera la victime des nombreux pièges du terrain quand il veut chercher ce qu’il lui apportera la fortune.
Et voilà qu’Archibald tombe dans ses griffes en voulant trouver un cadeau pour l’anniversaire de James.
L’antiquaire le libèrera s’il lui dessine le plan des pièges.
Il retourne au terrain, pendant ce temps l’astucieux Archibald invente un moyen de s’échapper et James avec le reste de La Ribambelle mène l’enquête.
Encore un de mes récits préférés.
Quelle ambiance !
Les planches de nuit sont extraordinaires de force narrative et la 5e case de la planche 27…
8. 1975. La Ribambelle contre-attaque (30 planches par Roba, Jidéhem et Tillieux).
Ce récit c’est la fin du précédent commencé 7 ans plus tôt…
Roba est lassé par La Ribambelle et les histoires longues.
Il préfère dessiner les gags de Boule et Bill qui lui demandent du temps.
Avec Tillieux au scénario, l’histoire est toujours passionnante mais si Roba est encore majoritairement le dessinateur des premières pages, après il ne fera plus que des crayonnés rapides encrés par Jidéhem et ça se voit parfois.
Grofilou a pris la place de l’antiquaire pour la recherche du trésor caché sur le terrain vague. Il fera évidemment appel aux Caïmans pour l’aider.
Tillieux semble s’être adapté à l’ambiance originale.
Le lecteur retrouve encore une fois l’ambiance que je trouve la plus appropriée à ces récits. Ce qui console car ce sera le dernier.
9. 1976…1987? La Ribambelle entre dans le réseau (par Roba, Vicq et Will).
Seulement deux magnifiques planches crayonnées dont une déjà bien encrée avec un Roba au top de son art qui laissaient présager un récit de toute beauté.
Mais le scénario rejoignait celui de Spirou et Les petits formats et Roba n’était plus très motivé.
Hélas, nous ne lirons jamais ce récit autour de la miniaturisation du réseau ferroviaire.
Le deuxième volume présente sur 176 pages de très beaux fac-similés des planches, des couvertures, des pages de garde et des illustrations couleurs et noir et blanc.
En bonus, un tiré à part imprimé aux encres pigmentaires.
J’ai eu le plaisir de relire les 16 planches originales de La Ribambelle engage du monde et de m’attarder sur la beauté du dessin de Roba.
Je me suis interrogé sur le dessinateur de l’illustration présentée en page 69…
Et j’ai trouvé que Grenadine devenait une belle jeune fille sur celle de la page 164.
Je terminerai par une note humoristique.
Dans le premier volume, les citations présentes dans les textes de présentation de Pierre Guiot ont dû être annotées par Gaston comme vous pourrez peut-être vous en rendre compte en lisant la page des sources.
M. Destrée
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NETTOYAGE À SEC
Nettoyage à sec Scénario : Joris MERTENS Dessin : Joris MERTENS Couleurs ... -
VALENTINA
1 . 1965/1966 Scénario : Guido CREPAX Dessin : Guido CREPAX Couleurs : Emmanuele BEST...
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Le 27/10/2026

Scénario : Roger SEITER
Dessin : Marc JAILLOUX
Couleurs : Florence FANTINI
Dépôt légal : Octobre 2026
Éditeur : Casterman
Format normal
EAN/ISBN : 978-2-203-29297-0
Nombre de pages : 48
Année 49 avant J-C. En route pour l’Hispanie où la cité gréco-romaine d’Empúries (côte nord de l’actuelle Catalogne) connaît un rapide développement, Jules César doit revoir ses projets pour réprimer la révolte de la cité phocéenne de Massilia qui a choisi de soutenir Pompée et le Sénat contre lui. Grâce à l’appui de ses six légions, le blocus de la cité se révèle efficace empêchant toute sortie des assiégés. Les combats sont éprouvants pour tous y compris César qui fait un malaise. Bien qu’affaibli, il poursuit ses activités et charge Alix et Enak d’aller à Arelate (actuelle Arles) là même où il a ordonné la construction de galères destinées à mettre fin au siège de Massilia. Pendant ce temps, à Empúries, Garofula, l’homme de main de Pompée, a soudoyé un certain Phokas et son équipage afin de les mener lui et quelques complices jusqu’à Arelate pour détruire les galères en construction. Durant l’assaut, deux navires seront incendiés. Tandis que Garofula et ses complices réussissent à s’enfuir, Alix retient Phokas prisonnier. De retour à Massilia, il assiste au triomphe de César grâce à sa nouvelle flotte. César décide de poursuivre sa marche vers l’Ouest jusqu’à Empúries. Lors d’une halte à Narbo Martius (Narbonne), Alix le trouve mal en point. Son mal est indéfinissable et son médecin personnel n'arrive pas à identifier son problème de santé. Alix lui fait connaître l'existence d'un brillant praticien susceptible de le sauver. C’est Phokas qui lui en a parlé. Mais il y a un problème de taille. Ce médecin exerce ses fonctions à Empúries, en Hispanie, encore sous l'influence directe de Pompée. Alix doit se charger d’escorter Jules César en toute discrétion en territoire hostile afin de consulter ce médecin et ainsi espérer le sauver.
Mon avis: Roger Seiter reste égal à lui-même. Avec ce nouvel album, il nous offre un récit bien construit mêlant espionnage et géopolitique et toujours aussi profondément enraciné dans l’histoire. Comme toujours il s’agit d’une fiction documentée et rigoureuse qui plonge le lecteur au cœur de tout un pan de l’histoire romaine. L'enquête sous le prétexte d’une quête médicale avance rapidement en dévoilant les luttes d’influence et en faisant tomber les masques. Le mystère autour de la vulnérabilité de César maintient l'intérêt de bout en bout, tout en restant fidèle à la dynamique traditionnelle de la saga.
Côté dessin Marc Jailloux confirme sa maîtrise du graphisme de la série et de l'esthétique "ligne claire" propre à Jacque Martin. Notamment les architectures de l'Antiquité, en particulier les chantiers de construction d'Empúries, mais aussi les décors ou les scènes de guerre, combats navals, camps de légionnaires, etc.. toujours aussi précis et détaillés et fruit d’un gros travail de recherche documentaire. Le seul petit point faible concerne les attitudes un rien trop statiques parfois des personnages mais les anatomies et le reste de l'album respecte les codes de la série d'origine. Très belle immersion visuelle qui ravira et les nostalgiques et les nouveaux amateurs d'Alix.
Il existe une édition "Vintage" (voir image en haut à droite) réalisée par les éditions Casterman pour les librairies CANAL BD et tirée à à 1500 exemplaires avec un cahier supplémentaire de 8 pages et un ex-libris.
SDJuan
INVITATIONS par Jirô Taniguchi
Le 20/10/2026
Scénario : Jirô TANIGUCHI
Dessin : Jirô TANIGUCHI
Couleurs : Couleur et N&B
Couverture : Broché sous jaquette
Dépôt légal : Septembre 2026
Éditeur : ![]()
Grand format : 17.4 x 23.9 cm
EAN/ISBN : 978-2-203-313163
Nombre de pages : 112
Avec Invitations, Jirô Taniguchi nous propose de participer en quelque sorte à une promenade mêlant rêves et souvenirs et teintée de mystère. Les récits s’articulent autour du personnage de Lafcadio Hearn alias Yakumo Koizumi. Dans une première partie intitulée Quelque part, nous le suivons durant deux récits au cours desquels il se promène dans les rues de Tokyo. Dans la seconde intitulée Feux d’artifice, adapté d’une nouvelle de l’écrivain japonais Hyakken Uchida, il est entraîné dans une étrange promenade à Ushimado au sud du Japon après avoir croisé une femme mystérieuse et profité d’un feu d’artifice avec elle. Des histoires simples en apparence mais qui parlent surtout du temps qui passe, de la mémoire et du passage vers un autre monde.
Mon avis : Cette manière mesurée de tenir des propos profonds rend la lecture très plaisante. Si le style plutôt mélancolique accorde beaucoup de place au silence, à la contemplation et à l’interprétation, il réussit l’exploit de laisser une forte empreinte dans notre esprit. La rêverie et l’imaginaire sont d’ailleurs largement entretenus par le récit Feux d’artifice resté inachevé. Cet album n’est peut-être pas le Taniguchi le plus spectaculaire, mais c’est certainement l’un des plus touchants par ce qu’il représente et en tant qu’ultime invitation à découvrir son univers si poétique et si différent des mangas d’action qui inondent le marché.
Son dessin est probablement ce qui m’a le plus marqué. Le trait est précis, les décors, les personnages et les expressions sont d’une grande finesse. Le style convient tout à fait à la flânerie. L’ensemble se veut délicat et devient parfois beaucoup plus libre notamment dans les dernières pages crayonnées. On a presque l’impression de voir l’auteur disparaître doucement derrière ses dessins.
SDJuan
Le 13/10/2026
Scénario : Fred DUVAL
Dessin : Brada
Couleurs : Elvire De Cock
Couverture : Emem
Dépôt légal : Septembre 2026
Éditeur : ![]()
Collection : Conquistador
Grand format
EAN/ISBN : 978-2-413-08733-5
Nombre de pages : 46
1754, Nouvelle France. Le conflit fait rage entre les tribus iroquoises et l’alliance Hurons-Wendats et Algonquins au service des armées britannique et française. Ce n’est pas rassurant pour les populations que la crainte du conflit pousse à fuir. La famille La Tour et Marie ont pris place à bord d’une embarcation qui doit les mener vers Fort Duquesne en Pennsylvanie. Avec eux l’ancien pirate converti en trappeur Jacques de Lestac qui ignore toujours que Marie est sa fille. Loup Blanc, Iroquois de la nation des Mohawks, est aussi du voyage. Lui aussi ignore que sa femme Loutre et les enfants ont dû quitter le refuge de Père Lassalle où ils étaient censés être en sécurité et qu’ils s’efforcent à présent d’échapper à la traque des Hurons-Wendats. Les affrontements entre peuples amérindiens conjugués aux rivalités franco-anglaises rendent chaque déplacement des plus dangereux, voire mortels. Pour tous, il n'y a qu'une seule et unique priorité, survivre et être enfin réunis.
Mon avis : Avec ce dernier chapitre, Fred Duval conclut les trajectoires des différents protagonistes dont le destin va enfin se jouer. Toujours dans le décor des rives de la rivière Ohio, il nous propose un scénario efficace, rythmé par les poursuites, les affrontements mais aussi les décisions que chacun sera amené à prendre pour soi-même et pour les autres. Une nouvelle fois, le récit réserve son lot de surprises et les tensions et émotions frôlent à chaque instant la catastrophe. Ce dernier tome conclut une belle fresque historique documentée ayant permis de (re)découvrir le conflit ayant opposé Britanniques et Français et leurs alliés amérindiens respectifs pour le contrôle de la rivière Ohio sur les terres du Nouveau Monde.
Côté illustrations, Brada livre un dessin réaliste, détaillé et soigné notamment pour les décors et paysages naturels, la faune locale, les embarcations, les costumes. Les scènes d’action et de combat, parfois très dures, sont bien lisibles et nerveuses et les visages expressifs. L’ensemble plonge pleinement le lecteur dans cette Amérique violente du 18e siècle. Les couleurs d'Elvire De Cock accompagnent parfaitement la narration en soulignant les différentes ambiances, décors naturels lumineux ou passages plus sombres et même situations dramatiques.
SDJuan
Le 01/10/2026

Scénario : François RAVARD
Dessin : François RAVARD
Couleurs : Philippe DE LA FUENTE
D'après l'univers graphique de TARDI
Adapté du roman de Léo MALET
Dépot légal : septembre 2026
Editeur : ![]()
Format normal
EAN/ISBN : 978-2-203-28425-8
Nombre de pages : 85
En ce mois de septembre 1968, c’est un triste événement qui conduit le célèbre détective de Léo Malet loin de son quotidien parisien. Nous voici donc sur la petite île bretonne de Men-Bahr. Un décor maritime de carte postale qui pourrait l’inviter au repos, mais Nestor Burma, appelé auprès d’une ancienne connaissance, y débarque juste à temps pour découvrir qu’elle vient de mourir. Dès lors, les coïncidences vont s’accumuler, les silences devenir suspects et les habitants avoir chacun quelque chose à cacher.
Mon avis : Après son travail d’illustrateur sur l’album Les Rats de Montsouris paru en 2020, François Ravard s’est chargé, en auteur complet cette fois, d’adapter le dernier roman de Léo Malet (publié en 1970). Dans le roman, Malet réussit à préserver ce qui fait le charme de Burma, son humour caustique, son goût des déductions et cette façon bien à lui de s’attirer des ennuis. Sans chercher à moderniser artificiellement le personnage de Nestor Burma, Ravard nous en propose une adaptation à la fois respectueuse de l’œuvre originale et personnelle. Son récit, qui se déroule de manière classique, laisse progressivement apparaître les ressorts d’une intrigue typique du roman noir mettant en scène un détective toujours aussi mordant dans un environnement très plaisant où vont s’entremêler disparitions, mensonges et anciens secrets.
Au dessin, Ravard là aussi affirme son originalité tout en restant fidèle au style Tardi. Ses décors bretons, lumineux et légèrement mélancoliques donnent à l’aventure une atmosphère différente des précédents épisodes. La mer, les maisons isolées et les routes de l’île offrent à Burma un univers aussi dépaysant qu’inquiétant.
Cet album, comme le précédent, a également sa version Canal BD avec une couverture alternative reprenant les codes jaunes et noirs de la série et un dossier graphique de 8 pages en fin d'album.
SDJuan
Le 01/10/2026
Scénario : Marc BOURGNE
Dessin : Claudio STASSI
Couleurs : <N&B> Lavis, Lelorrain, Jérémy
Dépot légal : Octobre 2025
Editeur : Graton éditeur
Format : 295mm (H) / 222mm (L)
EAN/ISBN : 978-2-390-60096-1
Nombre de pages : 168
Avant les circuits internationaux et avant que le nom Vaillant ne devienne synonyme de compétition automobile, il y a Henri. Ado au caractère bien trempé, Henri quitte sa Bretagne natale pour tenter sa chance en Alsace, plus précisément à Molsheim chez le constructeur automobile Bugatti où il sera embauché comme mécanicien. Il va y rester neuf ans à travailler sur divers projets. Son passage chez Bugatti constitue une première étape déterminante. C’est là en effet qu’il va découvrir un monde mécanique qui va nourrir son ambition. Car Henri ne veut pas seulement travailler dans l'automobile. Il veut construire quelque chose qui lui appartienne. Son rêve de participation aux grandes compétitions va progressivement se mêler à celui de créer sa propre écurie de course qu’il appellera Vaillante.
Mon avis : Cette intégrale réunit les trois récits − Passion, Famille et Victoires − édités en coffrets collectors entre février 2023 et avril 2025. Le contenu constitue une vraie valeur ajoutée pour les lecteurs de Michel Vaillant car en transformant l’un des personnages secondaires de la saga en personnage principal il propose un véritable récit de fondation autour de la famille Vaillant. On connaissait déjà Henri comme le père de Michel et comme l'homme à l'origine de l’écurie Vaillante mais on découvre ici tout ce qu'il y a derrière cette image. Son parcours permet également de revisiter certains éléments fondamentaux de la mythologie Michel Vaillant sous un autre angle. Le récit fait notamment le lien avec les débuts de la saga originale en créant même une continuité intéressante avec l’album Le Grand Défi, premier des grands récits historiques de Michel Vaillant paru en janvier 1959. L'histoire personnelle et l'histoire automobile finissent par se confondre.
Avec Henri Vaillant – Une vie de défis, Marc Bourgne et Claudio Stassi remontent le temps pour s'intéresser à l’ascension d’un personnage longtemps resté dans l'ombre de son fils, Henri Vaillant, le père de Michel. Couvrant la période des années 1930 à l'après-guerre (du départ d'Henri pour Bugatti à la fondation de sa propre écurie), le contexte historique joue un rôle important dans cette ascension. La montée du nazisme, la guerre puis l'après-guerre constituent autant d'obstacles auxquels Henri va devoir se confronter. Au scénario, Marc Bourgne suit fidèlement cette chronologie historique évoquant autant d’événements, de lieux ou dates réels qui apportent beaucoup de vraisemblance au récit. La dernière partie donne naturellement plus d’importance à la dimension sportive. Les premières grandes aventures de l'écurie Vaillante et les compétitions auxquelles Henri et ses proches prennent part donnent au récit une coloration plus proche de la série-mère. Les rallyes et les courses permettent ainsi de faire progressivement le lien avec le monde que les lecteurs de Michel Vaillant connaissent déjà. 
Graphiquement, Claudio Stassi apporte quelque chose de différent à l'univers de Michel Vaillant. La couleur d’abord car en travaillant en lavis et nuances de gris il donne aux souvenirs d'Henri une atmosphère volontairement rétro avec une véritable personnalité. Ensuite, son dessin réaliste donne aux planches une atmosphère quasi historique. Cela fonctionne très bien et la colorisation proposée en fin d’intégrale réussit à conserver une partie de cette ambiance rétro tout en créant le lien avec les albums Michel Vaillant. Stassi ne cherche pas simplement à s’en tenir aux codes graphiques de la série-mère. Il nous propose sa propre interprétation avec son propre style graphique, des personnages expressifs, des décors et des ambiances travaillés qui accentuent le réalisme du récit. Les scènes automobiles bien sûr bénéficient d'un soin tout particulier.
Pour les lecteurs connaisseurs de Michel Vaillant, ce récit vient compléter l’histoire de cette famille en présentant certains personnages et certains événements sous un jour nouveau. Pour ceux qui connaissent moins bien la saga, il peut se lire comme une chronique familiale et entrepreneuriale située dans une période particulièrement mouvementée de l'histoire européenne.
SDJuan


