Créabulles, Expositions, Dédicaces, Rencontres.

CRÉABULLES

Chroniques

Quelques-unes des BD qui nous ont le plus marqués.
N’y voyez aucun a priori, aucune prise de tête, aucune volonté de gonfler nos egos mais tout simplement l’envie de vous faire partager nos impressions de lecture. 

LE CRABE AUX PINCES D'OR, Les aventures de Tintin

Par Le 22/11/2021

Les aventures de tintin le crabe aux pinces d orLe Crabe aux pinces d'or - éditions spéciale 80ans
Scénario : HERGÉ
Dessin : HERGÉ
Couleurs : Quadrichromie
Dépot légal : Novembre 2021
Editeur : casterman
Format normal
ISBN : 2-203-00108-9
Planches : 62

Cette aventure est parue dans le supplément du Soir en 1940, Le Soir-Jeunesse qui succédait au Petit Vingtième pour la publication des aventures de Tintin. 
Pour cause d’occupation allemande, Hergé avait préféré commencer une nouvelle histoire que de continuer Au Pays de l’Or Noir qui aurait été certainement interdit.
Cette édition anniversaire offre une couverture alternative, un très beau papier mettant en valeur l’impression et un dossier de 8 pages. 
Je rappelle que cet album est celui qui amène Tintin à rencontrer le fameux capitaine Haddock. Un personnage qui devait être secondaire et qui deviendra l’égal de Tintin pour beaucoup de lecteurs. Son caractère le rendra plus proche. 
Un enfant, un adolescent et un adulte liront cet album d’une manière toute différente. 
L’enfant aime Milou, rigole avec les Dupondt, pleure avec Haddock, cherche le crabe aux pinces d’or, ne comprend pas tout sur le trafic d’opium. Je pense surtout à l’enfant des années 40-50 et 60. 
L’adolescent comprend tout et en 2021 va trouver cette histoire trop simple, je pense. Trop datée aussi. 
Une étude serait intéressante. 
Et l’adulte que je suis, influencé par la "cancel culture" et autres ligues de (petite  vertu) n’a pas pu s’empêcher de s’interroger sur l’impact de l’alcool plébiscité par les Dupondt et Haddock surtout. 
Autant cela me faisait rire enfant, autant je m’interroge sur la raison de l’alcoolisme si marqué du capitaine dans une BD destinée aux enfants. 
Hergé voulait-il déjà en montrer les méfaits ?
Le capitaine ivre est responsable d’actes dangereux qui se terminent bien, heureusement. 
Mais fi de toutes ces réflexions. 
Quand une œuvre amène tant de réflexions, c’est le signe de sa richesse. 
Quel plaisir de relire et de regarder toutes ces cases qui font rire. 16 pour la première page. Tintin le crabe aux pinces d or plancheLes retrouvailles de Tintin et des Dupondt dans un café en 19 cases (à partir de la 5e case page 2) sont la preuve du génie narratif d’Hergé. 
Toutefois la couleur souligne une erreur non visible en noir et blanc. 
1ère case, les deux verres de bière des Dupondt sont déjà entamés. 
4e case le verre de droite, ok mais le verre de gauche est plein. 
7e case, les deux verres des Dupondt sont pleins. 
On remarquera aussi que le fond des cases est souvent sobre, parfois une simple couleur. 
Ce n’est qu’avec la création du studio, qu’Hergé demandera à ses collaborateurs d’étoffer les décors. 
Ici, seuls l’histoire, les personnages et l’humour importaient. 
J’arrête, je préfère que vous relisiez l’album.

M.Destrée

PINARD DE GUERRE

Par Le 21/11/2021

Pinard de guerre 1Scénario : Philippe PELAEZ
Dessin : Francis PORCEL
Couleurs : Francis PORCEL
Dépot légal : septembre 2021
Editeur : Bamboo Édition
Collection : Logo gd angle
Grand format
ISBN : 978-2-8189-7913-6
Nombre de pages : 64

Homme peu scrupuleux et vénal, Ferdinand s’est fait un nom en vendant son vin de piètre qualité à l’armée. Pour ne pas faire partie des combattants en première ligne, il n’a pas hésité à simuler une blessure. Malgré tout, il va se retrouver au front où il continuera de vanter les qualités de son vin qui stimule les soldats. De fait, avec l’accord de l’État-Major, le vin coule à flot dans les tranchées, agissant comme un stimulant bienfaisant de la force morale. C’est au front que Ferdinand va être amené à accomplir un geste courageux salué par ses compagnons d’arme et qui lui vaudra le respect de tous. Il sauve la vie du soldat Sacha Morvan, danseur de ballet de son métier, qui sous l’effet du vin a cru pouvoir sortir de sa tranchée et narguer l’ennemi...Pinard de guerre 1 planche

Mon avis: Le personnage principal, Ferdinand Tirancourt, est aussi le narrateur de cette histoire.
Au fil des pages, sa personnalité se précise et l’on découvre les raisons qui l’ont poussé à devenir un homme dur, profiteur, lâche et violent mais peu à peu tout cela va se déchirer…
Philippe Pelaez distille savamment les indices qui vont lever le voile sur sa véritable nature tout en nous donnant l’occasion de découvrir le contexte et les conditions de vie des soldats durant la guerre des tranchées sur les lignes de front au cours de la Première Guerre mondiale.
L’alcool faisait office de potion magique, donnant courage et détermination à des hommes épuisés et démoralisés.
Un scénario documenté et riche pour une fiction très réaliste qui ne peut laisser indifférent. En tout cas, ce premier tome accroche.Pinard de guerre 1 planche autreDécidément, Francisco Porcel n’en finit pas de nous étonner depuis ses débuts avec Reality Show. Par la suite, Les Folies Bergère, Bouffon, Le Chevalier BrayardDans mon village on mangeait des chats, etc. ont régulièrement montré qu’il est à l’aise dans tous les genres avec une constante, l’efficacité de son trait sur les attitudes, les visages, les émotions des personnages…
Pour ce récit historique, on sent un gros travail de documentation sur les costumes et uniformes, les décors, les engins et véhicules d’époque.
La mise en page est soignée, le trait accroche notre regard, les illustrations humanisent le côté atroce de cette guerre.
On notera aussi une sobriété efficace de la mise en couleurs agrémentée de taches couleur vin évidemment …
L’album est enrichi d’un dossier documentaire illustré de 8 pages intitulé "Pourvu qu'on ait l'ivresse" réalisé par Philippe Pelaez.

SDJuan

COMPLAINTE DES LANDES PERDUES (La) Cycle 4 T1

Par Le 20/11/2021

Complainte des landes perdues cycle 4 les sudenneCoup de coeurCycle 4, tome 1 : Lord Heron
Scénario : Jean DUFAUX
Dessin : Paul TENG
Couleurs : Bérengère MARQUEBREUCQ
Préface : Jean DUFAUX
Dépot légal : Octobre 2021
Editeur : Dargaud logo
Grand format
ISBN : 978-2-505-08268-2
Nombre de pages : 62

Le long voyage entrepris par Sioban accompagnée de Seamus pour rendre visite à son oncle est sur le point de s’achever. Elle exprime toutefois le souhait de passer par le lac de Nortfangh pour vérifier si la Porte des Gardiens existe réellement. Non seulement elle la voit de ses propres yeux mais constate aussi que des hommes n’hésitent pas à passer marché avec le gardien pour assouvir leur soif de détenir le pouvoir qui se cache derrière la porte en tentant de la franchir par tous les moyens… Plus étrange encore est la révélation que le gardien fait à Sioban sur ses origines, bien plus anciennes que celles des Sudenne sur lesquels pèse une malédiction depuis tant d’années. Et justement, son oncle lui aussi a beaucoup à dire sur ces origines. Il parle à Sioban de son père, le roi Asfar, qui était atteint de folie ainsi que du Cryptos, une créature effrayante enfermée dans les sous-sols d’une tour pleine d’âmes égarées et torturées, attendant la venue du Loup Blanc, le père de Sioban, pour déployer enfin ses ailes. Ce Cryptos appartient à l’ancienne complainte, non pas celle des Sudenne, mais celle des origines, beaucoup plus anciennes... Sioban fait aussi la connaissance de sa cousine Aylissa qui, d’après Seamus, n’a pas toute sa tête. Malgré tout, elles partent ensemble se promener à cheval. Soudain, Aylissa lance son cheval pour sauter par-dessus un profond ravin, la faille de Pathmoor. Elle encourage Sioban à en faire de même mais celle-ci rate son coup et tombe au fond du ravin où le passé va rattraper la Sudenne qu’elle est…Complainte des landes perdues cycle 4 les sudenne plancheMon avis : Avec ce nouveau cycle, que l’on peut lire indépendamment des précédents même s’il prolonge le premier, Jean Dufaux nous replonge dans l’univers familial de Sioban, la reine des Sudenne.
Quelle est cette malédiction planant sur la famille sudenne qui semble remonter bien plus en amont, aux toutes premières origines ?
Deux cycles de la même série évoluent donc parallèlement puisque celui illustré par Béatrice Tillier n’est pas encore terminé.
Pour rappel, la série comprend désormais quatre cycles dont deux sont achevés, celui de Grzegorz Rosinski ("Sioban" débuté en 1993) et celui de Philippe Delaby et Jérémy ("Les Chevaliers du Pardon", débuté en 2004).
Restent celui de Béatrice Tillier ("Les Sorcières" entamé en 2015) et celui de Paul Teng ("Les Sudenne"), autant d’artistes de grand talent pour une série hors normes.
Du pur Dufaux au mieux de sa forme, de nouveau confirmé avec ce nouveau cycle dessiné par Paul Teng qui devrait nous apporter des réponses très attendues.
Un tout nouvel album très prometteur pour ce nouveau cycle.
L’intrigue débute fort avec l’évocation de cette porte et de son gardien mais pas seulement.
Dufaux
mêle avec habileté créatures maléfiques, magie blanche et sorcellerie, chevaliers de tous poils et personnages distillant mystère et ambiguïté.
Nombre de secrets sont encore bien cachés et les lever va en coûter plus qu’il n’en faut.
On est heureux de retrouver cette saga née il y a près de 30 ans et devenue une pièce maîtresse de la BD franco-belge d’heroic fantasy qui devrait combler un public tout acquis.Complainte des landes perdues cycle 4 les sudenne planche autreEn charge de la partie graphique, Paul Teng que je découvre à chaque fois dans des styles différents n’arrête plus de m’épater.
Il avait déjà attiré mon attention avec la série historique Shane à la fin des années 90. Plus récemment, j’avais pu apprécier son travail d’auteur complet sur la série western Delgadito entièrement illustrée en N&B et tout dernièrement j’ai apprécié son retour à l’histoire avec Le Pape et le Peintre, ce qui m’a permis de revoir le beau travail des couleurs de Dina Kathelyn.
Le voici donc aux côtés de Jean Dufaux sur un nouveau style de BD. Et il a relevé le défi d’une manière positive.
Il a su s’imprégner des personnages avec ses propres traits, son propre style sans chercher à copier Rosinski.
On peut dire que chacun des dessinateurs de la série y aura apporté sa griffe, et quelles griffes !Complainte des landes perdues cycle 4 les sudenne planchesL’album est éloquent car le résultat est bien là, à travers un beau travail de recherche vestimentaire, des paysages naturels (voir la troisième planche d’illustration ici) et des décors soignés et travaillés, de belles scènes de combat, des chevaux particulièrement réussis et une créature … mais n’en dévoilons pas trop.
Le dessin est largement mis en valeur et en lumière par les couleurs de Bérangère Marquebreucq.

L’album comporte une longue préface de Jean Dufaux qui constitue un résumé des autres tomes parus jusqu’à présent.

SDjuan

WEST LEGENDS 5

Par Le 19/11/2021

West legends 5Coup de coeurTome 5 : Wild Bill Hickok, Forty Bastards
Scénario : JARRY
Dessin : LACI
Couleurs : NANJAN J.
Dépot légal : Octobre 2021
Editeur : Soleil
Grand format
ISBN : 978-2-302-09196-2
Planches : 58

Cette fois, Wild Bill Hickok a décidé de raccrocher. Le départ vers un havre de paix et de repos est imminent. L’ancien shérif quitte enfin le Kansas à bord d’un train mais dès le départ, la tension est tangible entre plusieurs voyageurs même si certains se connaissent déjà. Tous ont une raison personnelle de faire ce voyage. Au moment où les choses deviennent explosives entre deux passagers qui en sont venus aux mains, des vitres se brisent sous l’impact de balles. Mais le pire est encore à venir…  Soudain le train déraille et bascule dans le talus. Les survivants se retrouvent livrés à eux-mêmes dans une région hostile. Pour survivre ils vont devoir se serrer les coudes. Certains s’efforcent de s’organiser pour se protéger contre le froid et les animaux sauvages, des loups et des ours entre autres. De plus, il n'est pas bon de rester sur place à attendre que les secours arrivent lorsqu’on est ainsi isolé en territoire indien. Mais surtout, parmi eux se trouve Wild Bill Hickok … que les hommes du Capitaine Custer ont pris en chasse pour une histoire de vengeance, bien décidés à le tuer ainsi que tous ceux qui se trouveraient sur leur chemin…West legends 5 plancheMon avis : Le frère du bien connu général George A. Custer veut en découdre avec Wild Bill Hickok.
Pour ce nouvel épisode qui retrace une tranche de vie de notre héros du jour, Nicholas Jarry nous met directement dans l’ambiance de la vie à la grande époque de l’Ouest américain, au milieu du 19e siècle.
Une vie difficile dans des contrées souvent hostiles et où tout ne tenait souvent qu’à un fil, le mélange des classes sociales et des origines ne faisant qu’aggraver les tensions au sein des communautés humaines.
Le scénariste a parfaitement travaillé les rapports sociaux.
Il capte notre attention dès les premières pages et la retient en multipliant les rebondissements et retournements de situation.
Une poursuite infernale s’engage qui va se poursuivre tout au long d’un album nerveux et captivant faisant de la série West Legends l’une des plus intéressantes du marché, à coup sûr pour tous les amoureux et fervents admirateurs du western.
Au dessin, Laci nous offre de belles illustrations grâce à son trait fin, soigné et globalement dynamique.
De très beaux décors de l’Ouest américain y compris sous la neige, des personnages – en grand nombre – bien typés (costumes, classe sociale, race, etc.), expressifs et facilement reconnaissables pour une lecture fluide.
Un bon choix de plans et cadrages.
Un bel équilibre des cases et des pages.
Un soin particulier apporté aux détails.
Bref, un travail de qualité comme il sait nous en offrir.

SDJuan

ROBILAR OU LE MAISTRE CHAT 3

Par Le 19/11/2021

Robilar ou le maitre chat 3Tome 3 : Fort Animo
Scénario : David CHAUVEL
Dessin : Sylvain GUINEBAUD
Couleurs : LOU
Dépot légal : Septembre 2021
Editeur : Delcourtt
Collection : Conquistador
Grand format
ISBN : 978-2-413-03789-7
Nombre de pages : 64

C’est l’exaspération parmi les animaux de la ferme. Ils ne supportent plus d’être considérés uniquement comme de la viande pour le prince et son peuple. La révolte est en route menée par le cochon Justin et le canard Vincent Charles, alias V.C. Il est hors de question de continuer à finir dans les assiettes des hommes. De plus, ils s’estiment méprisés car leurs noms d’animaux servent d’injure ou d’insulte. Ils sont à bout de nerfs. Et s’il faut faire des prisonniers humains, eh bien soit ! Et c’est ainsi que le père Riblon et son épouse se retrouveront pris en otage. Certains sont même prêts à prendre les armes pour se défendre... De son côté, le prince n’en peut plus d’être réduit à ne manger que des fruits et légumes. Il ne supporte pas ce régime végétarien et va donc charger le chambellan Robilar d’aller raisonner les animaux de la ferme au plus vite et de trouver une solution à cette crise!Robilar ou le maitre chat 3 plancheMon avis : Même si par son aspect plus sombre ce troisième tome nous fait penser à une certaine révolte des animaux de la ferme dans un château…, je dois dire que je me suis régalé, pas des animaux évidemment, mais de l’humour corsé de Chauvel tout au long des aventures rocambolesques de notre ami Robilar, alias le Maistre Chat, qui nous quitte avec ce dernier tome. 
Dommage, je m’attachais de plus en plus à ce chat jouant le rôle de "Monsieur bons offices" entre les hommes et les animaux et auquel tout pouvait arriver. 
Chauvel nous a offert une version plus noire et complexe d’un conte bien connu, soulignant les travers et défauts des hommes tout en conservant à son récit un côté plaisant par le biais de dialogues piquants et de situations réjouissantes.
Une lecture divertissante et enrichissante durant laquelle l’empathie fonctionne…  on en deviendrait presque végétarien…
Sylvain Guinebaud illustre ce monde animalier avec brio.
Ses animaux sont réussis, particulièrement expressifs, quasi humains dans leur comportement, leurs attitudes, leurs réflexions, etc., ils prennent vie sous nos yeux.
On retrouve toutes ces émotions chez Robilar tantôt fier, tantôt drôle puis soudainement dépité. 
Ajoutons une richesse des costumes et décors tous soignés et travaillés, l’ensemble bénéficiant de la part de Lou d’une mise en couleurs très plaisante donnant de la vie et de la consistance au récit.
Une très belle série animalière.

SDJuan

CAROLINE BALDWIN "Entre 16&17"

Par Le 17/11/2021

Caroline baldwin entre deux 16 17(Tome 20) "Entre 16&17" : Double Dames
Scénario : Johanna et André TAYMANS 
Dessin : André TAYMANS
Couleurs : André TAYMANS
Dépot légal : Septembre 2021
Editeur : Éditions du Tiroir
Format normal
ISBN : 978-2-931027-35-6
Nombre de pages : 48

Haute-Savoie, aux environs de Lullin et Bellevaux. Officiant comme guide accompagnatrice en randonnée, Roxanne est impatiente de revoir Caroline … mais c’était sans compter avec les caprices de la météo, en l’occurrence une tempête de neige sur Montréal. Aucun avion ne pouvant décoller ou atterrir, son amie est empêchée de la rejoindre comme prévu. Son rendez-vous du jour ayant été annulé, Roxanne décide malgré tout de chausser ses raquettes pour une balade sur les dernières neiges de printemps. Au détour d’un chemin, elle croit reconnaître Carlos, l’un de ses deux clients. De retour à l’hôtel, la police annonce que le corps de Félix Marchand, un homme célibataire et sans enfant a été repêché dans le lac de Vallon. Roxanne est d’autant plus surprise que cet homme, son second client, s’était présenté comme le père de Carlos. Plus étrange encore, un habitant du coin parle de choses étranges au fond du lac durant la nuit. Il affirme y avoir vu des lumières sous-marines, près des ruines englouties…Caroline baldwin entre deux 16 17 plancheMon avis : Après une longue interruption, suivie d’une reprise chez Paquet, André Taymans nous propose un album original dans son contenu et sa numérotation "Entre 16&17" intitulé Double Dames.
C’est avec plaisir que l’on retrouve Caroline Baldwin même si cet album met davantage en avant son amie Roxanne.
Caroline nous a manqué.
En fait, elle n’avait pas complètement disparu car André Taymans nous montrait çà et là quelques pages de projets en cours.
Ayant enfin récupéré auprès de Casterman tous ses droits sur la série, il a pu avec l’aide de sa fille Johanna reprendre quelques histoires jusqu’ici restées en suspens.
En fin d’album, il explique lui-même l’origine de cette collection atypique "Entre deux".
Le premier de ces récits s’intercale donc entre les tomes 16 et 17.
Le lien avec le 16 est bien amené et l’intrigue peut commencer.
De fil en aiguille, Roxanne, la meilleure amie de Caroline, se lance à la recherche d’un disparu et les investigations vont aller bon train, sans jamais laisser de temps mort, avant même l’arrivée de Caroline. Mais va-t-elle arriver à temps ?
Une enquête claire, sans prises de têtes et qui fait mouche.
Chaque pierre est apportée à l’édifice, sans oublier le coup de théâtre final bien amené.
On reconnaît tout de suite l’univers de Caroline à travers le trait si caractéristique de son dessinateur.
André Taymans a imposé sa griffe, une ligne claire et précise dans les traits de ses personnages, les décors nombreux et variés et la mise en scène de l’histoire.
Un dessin clair et net bénéficiant d’une mise en couleurs parfaitement adaptée aux divers propos et situations. On attend avec impatience les prochains "entre deux" qui se situeront entre les tomes 6 et 7.Caroline baldwin entre deux 16 17 tl​​​​​Album également disponible en deux tirages spéciaux avec couverture inédite et frontispice numéroté et signé représentant Caroline (l’un réservé aux contributeurs Ulule tiré à 300 exemplaires et l’autre à 1000 exemplaires).

SDJuan

SHANG-CHI

Par Le 17/11/2021

Shang chiTome 1 : Lutte Fraternelle
Scénario : Gene Luen YANG
Dessin : Dike RUAN & Philip TAN
Couleurs : Sebastian CHENG
Couverture : Jim CHEUNG
Dépot légal : Août 2021
Editeur :
Panini comics
Format comics
ISBN : 978-2-8094-9793-9
Nombre de pages : 124

Les années ont passé depuis la mort de Zheng Zhu. Shang-Chi pensait vraiment être débarrassé de son funeste héritage. C’est alors qu’il apprend qu’il serait celui qui a été désigné pour reprendre le flambeau en devenant le commandant suprême de la société des cinq armes, la main, le bâton, le sabre, le marteau et la dague. Chacune de ces cinq maisons est représentée par un maître en arts martiaux champion dans la maîtrise de son arme. Mais voici que réapparaît Shi-Hua, la sœur de Shang-Chi, qu’il croyait morte, tuée par leur père Zhang Zu. Elle revendique l’héritage de leur père au moment où Shang-Chi qui l’a toujours refusé vient d’être désigné comme l’héritier. Mais pour cela, Shang-Chi doit mourir…Shang chi lutte fraternelleMon avis : Marketing oblige, on pouvait s'attendre en parallèle de la sortie du film Marvel à une déferlante de comic books Shan-Chi en librairie.
En fait, sur les deux albums que j’ai trouvés, l'un est une réédition d'épisodes parus dans les mensuels X-Men, Spider-Man, etc. et l'autre un nouveau départ pour le personnage.
J'ai choisi le second, évidemment, même si l’histoire reste liée à la réapparition d’un père supposé décédé mais pas seulement.
Sa sœur qu'il a cru morte refait surface elle aussi et vient lui disputer la place que Zhang Zu a choisi de lui léguer.
Après des retrouvailles touchantes, l'affrontement ne va pas tarder.
Clairement, ce récit s’annonce comme un mélange d'arts martiaux de différentes techniques et écoles, de mysticisme et de magie.
L’album qui compile les cinq premiers épisodes de ces nouvelles aventures est présenté sous une belle couverture dans le plus pur style kung-fu qui fait son effet je dois l'avouer.
De plus, le héros est asiatique comme dans le film, ainsi que tous les autres personnages.
Gene Luen Yang
propose un scénario plutôt classique, s’appuyant sur une histoire de trahison et de vengeance, de rivalité fraternelle voire fratricide pour gagner l’héritage et se hisser au sommet.
Un récit riche en événements et en rebondissements plutôt surprenants.
Shang-Chi apparaît sous des airs plus jeunes, plus sympathiques, plus blagueurs que ce que j’en connaissais jusque-là à travers d’anciens comics ou plus récemment dans d’autres séries.
Voici donc un Shang-Chi plus moderne, plus sympathique, plus attachant dans de nouvelles aventures rendues aisément accessibles pour de nouveaux lecteurs.Shang chi plancheCôté dessin, j'aime beaucoup le travail de Dike Ruan qui dégage beaucoup d'énergie dans ses cases et ses pages et pas seulement dans les scènes d’action et/ou de combat.
La mise en pages peut surprendre par la taille de certaines cases et leur enchaînement, etc. mais on ne s’ennuie pas une seconde.
Pour sa part, Philip Tan nous propose de très belles pages consacrées aux flashes-back où il fait preuve d’une belle prise en main des personnages comme il en a le secret.
Plutôt vives dans l’ensemble mais agréables, les couleurs de Sebastian Cheng soulignent l’aspect vivant et énergique du récit.
Très belle couverture de Jim Cheung dans le style des plus classiques en arts-martiaux
Souhaitons que ce premier tome rencontre du succès afin de pouvoir lire la suite prochainement.

SDJuan

LADY S 15

Par Le 16/11/2021

Lady s 15Tome 15 : Dans la gueule du Tigre
Scénario : Philippe AYMOND
Dessin : Philippe AYMOND
Couleurs : Philippe AYMOND
Dépot légal : septembre 2021
Editeur : Dupuis 1
Format normal
ISBN : 979-10-34757-30-5
Nombre de pages : 48

Shania Rivkas, alias "Lady S", a décidé de prendre des vacances. Elle part quelques jours en voyage à Bali accompagnée de sa tante Ivana rattrapée par la maladie d’Alzheimer. Sur le conseil d’un ami, elle profite de ce séjour pour faire un saut sur l’île de Java afin de passer saluer son ancien collègue de l’ambassade américaine de Prague, Doug Adams, qui travaille aujourd’hui au consulat américain de Surabaya. Heureux de la revoir, il l’invite avec sa tante à la fin d’une journée de promenade et visite de la région, à partager son dîner et rester dormir chez lui. Ce qui s’annonçait comme d’agréables retrouvailles et semblait se passer à merveille va toutefois rapidement se transformer en un moment très désagréable pour Shania. Ayant surpris une conversation qu’elle n’aurait jamais dû entendre évoquant le Guoanbu, autrement dit le renseignement chinois, une liste d’agents doubles et un certain "Le Tigre", elle va devoir le dénoncer comme espion travaillant pour les services secrets chinois. Bien que troublée, elle se sent prête à aider son ancien collègue et ami. Pour cela, elle doit subtiliser des preuves au plus vite… sauf que comme c’est souvent le cas, les apparences sont trompeuses et le pire est désormais à craindre. Lady s 15 plancheMon avis : Lady S fait partie du gigantesque catalogue de Jean Van Hamme.
Ne faisant plus partie de l'aventure depuis 2014, la série est désormais aux mains de Philippe Aymond qui la pilote en auteur complet.
Il nous offre une aventure classique dans la veine des polars/récits d’espionnage apportant leur lot d'intrigues, sur fond de trafic, manipulations et crimes en tous genres, de surprises et de rebondissements.
Cette fois notre héroïne va même devoir s’engager sur la voie de la trahison mais aussi protéger sa tante mise en péril par ses actions.
L’aventure est donc bien au rendez-vous cette fois encore. 
Côté dessin, on suit avec plaisir le trait de Philippe Aymond.
Il sait nous captiver grâce à son dessin réaliste et soigné, dans des décors fournis et colorés où évoluent des personnages bien caractérisés.
Sa mise en couleurs est lumineuse et met bien en valeur son travail de dessinateur.

SDJuan